Côte d'Ivoire : Daloa, Man, Yamoussoukro..., mutinerie généralisée au pays

Par Gary SLM
Publié le 17 janvier 2017 à 16:39 | mis à jour le 17 janvier 2017 à 16:39

La mutinerie que l'on pensait étouffée après le paiement des primes Ecomog vient de reprendre de plus belle. Man, Daloa, Toumodi... et plusieurs autres villes ivoiriennes sont actuellement le théâtre de tirs nourris de militaires et soldats mécontents.

Une nouvelle mutinerie éclate en Côte d'Ivoire

À l'instar des militaires de Bouaké qui se sont mutinés les semaines antérieures, d'autres corps viennent de prendre la relève. En effet, plusieurs militaires de carrière et des gendarmes sont en train de parader à Yamoussoukro, Korhogo, Daloa, Toumodi, Dimbokro et plusieurs autres villes ivoiriennes pour manifester leurs mécontentements face à l'attitude du deux poids deux mesures adoptées par le gouvernement ivoirien. Après la première mutinerie de Bouaké, l'État ivoirien a accédé aux revendications des mutins en leur virant cinq-millions de FCFA. Cette mesure ne concerne que 8.500 militaires qui sont en réalités d'anciens rebelles. Aussi, les autres corps qui se sont sentis lésés ont décidé de se faire entendre.

De Zambakro, les mutins sont descendus sur Yamoussoukro, tirant à tort et à travers. De même, les villes de Man, Toumodi, Dimbokro et autres sont actuellement sous le contrôle de ces soldats mécontents. En dépit des tractations pour les ramener dans leurs casernes, ces mutins seraient déterminés à descendre sur Abidjan pour se faire entendre davantage. C'est donc dans une nouvelle psychose qu'est plongée la population ivoirienne qui ne sait plus à quel saint se vouer. Une grève des fonctionnaires, une mutinerie, un affrontement entre étudiants et policiers..., décidément, où va la Côte d'Ivoire ?


Le président Alassane Ouattara a véritablement du pain sur la planche avec tous ces remous sociaux de nature à mettre son pouvoir à mal. En dépit des efforts consentis pour apaiser la tension, celle-ci va crescendo. Toutefois, certains observateurs se posent la question suivante : Et si l'origine de la fronde socio-militaire était ailleurs ?