Mali : Mokhtar Belmokhtar (Aqmi) revendique le carnage de Gao

Par Gary SLM
Publié le 19 janvier 2017 à 14:31 | mis à jour le 19 janvier 2017 à 14:31

Mokhtar Belmokhtar n'a visiblement pas encore fini avec le sabotage du processus de paix au Mali. Le chef du groupe jihadiste al-Mourabitoune, affilié à Aqmi a revendiqué l'attentat-suicide qui a causé une soixantaine de morts.

Mokhtar Belmokhtar, le boucher de Gao ?

La scène (insupportable) était digne d'une véritable boucherie au camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) abritant FAMa et ex-Gatia. En effet, une soixantaine de morts et une centaine de blessés y ont été dénombrés après l'explosion d'un véhicule piégé. Ces victimes sont pour la plupart les membres du Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia), une milice pro-Bamako qui a décidé d'oeuvrer au retour de la paix par l'application de l'accord d'Alger. Le jihadiste invétéré, Mokhtar Belmokhtar, vient de revendiquer cette attaque perpétrée dans la matinée du mercredi 18 janvier à Gao. Il indique par ailleurs que c'est Abdelhadi al-Foulani, l'un de ses combattants du groupe al-Mourabitoune, qui en est le kamikaze.

A contrario, le gouvernement malien annonce qu'il s'agit de 5 kamikazes. La dichotomie sur le nombre des auteurs de l'acte appelle cependant à approfondir les enquêtes. Surtout que des revendications fantaisistes sont souvent faites en pareille occurrence. Après l'explosion, des militaires maliens ainsi que des Casques bleus de la Minusma se sont dépêchés sur les lieux pour secourir les victimes. Les investigations sont donc en cours pour mettre le grappin sur les commanditaires d'une telle forfaiture. Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, a pour sa part condamné l'acte. Il promet par ailleurs de mettre tout en oeuvre afin de neutraliser ces groupes armés qui sabotent le processus de paix.


Notons que face au drame malien, l'Allemagne a envoyé des troupes supplémentaires et des avions afin de renforcer la Minusma. L'émoi et la consternation ont toutefois gagné la population malienne. Le président Ibrahim Boubacar Kéita a donc décrété un deuil national trois jours en mémoire des disparus.