Côte d’Ivoire : Commandant, le caïman de Félix Houphouet-Boigny est mort !

Par Gary SLM
Publié le 24 janvier 2017 à 17:06 | mis à jour le 24 janvier 2017 à 17:06

Commandant, c’est le nom du gros caïman de l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouet-Boigny, au pouvoir du 3/11/1960 au 7/12/1993, à sa mort. Commandant est mort hier lundi 23 janvier 2017.

Commandant, le caïman du président Félix Houphouet-Boigny s’en est allé

Ce crocodile de la famille des alligatoridés impressionnait par sa taille. Commandant était une masse de chair qui avait aussi la particularité de ne se montrer qu’en présence du chef. Il se raconte qu’il n’est plus jamais apparu en public dans le lac aux crocodiles du président Houphouët depuis le décès de ce dernier.

Le caïman Houphouet-BoignyOutre le personnel affecté à son service, très peu de personnes peuvent se vanter de l’avoir aperçu après le 7 décembre 1993, date de la disparition du président Houphouet-Boigny. Il était le plus gros des caïmans du lac du président, lequel lac était un mystère pour les Ivoiriens. Ce site important, incontournable du tourisme ivoirien, était unique en son genre en Afrique de l’Ouest.

Du vivant du président Félix Houphouet-Boigny, cette piscine pour alligatoridés comptait plus de 200 crocodiles du Nil. Ce site qui entoure l’impressionnant bâtiment du palais présidentiel de Yamoussoukro était fermé au public depuis bien d’années.

Le lac aux caïmans cher à Houphouet-Boigny a perdu son Commandant

Sous la présidence d'Houphouët-Boigny, ces gros bébés étaient nourris au quotidien par des chasseurs traditionnels venus spécialement du Mali. Ces personnes appelées des « dozos » sont présentées comme ayant des pouvoirs mystiques qui leur permettaient de se rapprocher sans aucune crainte de ces voraces. Ce sont de nombreux bœufs et autres bétails qui étaient tués au quotidien pour nourrir ce petit monde, ce qui valait des critiques à l’ancien locataire de la Maison Blanche du Plateau dans une Côte d’Ivoire où tout le monde ne mangeait pas forcement à sa faim malgré la stabilité qui y régnait.


Avec la mort de Commandant, c’est un autre bout de l’histoire entre les Ivoiriens et leur ancien président qui disparait.




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