28e sommet de l'UA : La succession de Dlamini-Zuma très attendue

Par Gary SLM
Publié le 25 janvier 2017 à 13:25 | mis à jour le 25 janvier 2017 à 13:25

Le 28e sommet de l'Union africaine qui aura lieu les 30 et 31 janvier à Addis-Abeba est du reste très attendu. Au-delà des réformes prévues, il y a également la succession de Nkosazana Dlamini-Zuma à la présidence de la Commission. À en croire Jeune Afrique, plusieurs décisions capitales seront prises lors de cette rencontre.

L'UA fait peau neuve, le successeur de Dlamini-Zuma enfin connu ?

Les 54 États africains entendent véritablement promouvoir l'Union africaine (UA), leur organisation régionale commune. Pour ce faire, le 28e sommet qui démarre ce mercredi avec le Conseil exécutif des ministres des Affaires étrangères des pays membres connaitra son apothéose les lundi et mardi prochains avec la réunion des chefs d'État à Addis-Abeba (Éthiopie). En effet, lors de cette rencontre de très haut sommet, le remplaçant de Nkosazana Dlamini-Zuma sera désigné. Aussi, plusieurs candidats dont Abdoulaye Bathily (Sénégal), Moussa Faki Mahamat (Tchad) et Amina Mohamed Jibril (Kenya) sont-ils en lice. À Kigali, le président de la Commission de l'UA n'avait pu être désigné, aucun candidat n'ayant recueilli 2/3 des suffrages. Néanmoins, le parrainage des candidats par les grandes régions du continent est symptomatique d'une profonde division entre ces entités.

Outre cette élection, l'organisation panafricaine entend faire des réformes pour se redynamiser davantage. À cet effet, une équipe d'experts dirigée par Paul Kagamé avait été mise en place en octobre dernier. Ce comité rendra son rapport, gardé pour l'instant au secret, lors de ce sommet d'Addis-Abeba. Selon des sources bien introduites, le financement de l’UA et le nombre de ses commissaires y figurent en bonne place.

Il y a la désignation d'un nouveau président en exercice qui constituera également un point focal de ce sommet. En remplacement du président tchadien Idriss Déby Itno, son homologue Alpha Condé (Guinée) est de plus en plus pressenti. Sa gestion du dossier gambien en convainquant Yahya Jammeh de quitter le pouvoir sans violence milite largement en sa faveur. Toutefois, les crises sud-soudanaise, congolaise et gambienne font partie des patates chaudes que tentera de résoudre l'UA.


Notons que le Maroc fait son grand retour au sein de l'organisation après un boycott de près de 33 ans. Le royaume chérifien s'était brouillé avec l'ex-OUA, actuel UA, à cause de l’admission de la République arabe sahraouie démocratique.



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