Le gouvernement de Côte d’Ivoire est toujours empêtré dans des affaires de primes et autres revendications d’anciens guerriers. « Cellule 39 » menace de descendre dans plusieurs villes du pays le 15 février si le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly ne trouve pas de solutions à ses problèmes.

« Cellule 39 » réclame sa part du gâteau au gouvernement

La Côte d’Ivoire a récemment été secouée par une crise militaire. Quelques 8400 anciens soldats de l’ex-rébellion ont réclamé 12 millions FCFA de primes Ecomog chacun. Le gouvernement est parvenu à faire baisser la température en réglant 5 millions FCFA à chaque élément, avec la promesse de verser 1 million par mois sur 7 mois.

Les ex-Fds s’étaient eux aussi révoltés parce que voulant être mis sur le même pied d’égalité que ces anciens rebelles. Alors que des négociations sont en cours entre le gouvernement et ces militaires, une autre revendication d’un autre groupe d’anciens guerriers « Cellule 39 » tombe. Il est question ici de 8000 anciens combattants qui réclament de l’argent au gouvernement.

Ces anciens guerriers dénoncent le fait d’avoir été écarté de la liste des soldats ayant bénéficié de primes de guerre lors de la rébellion et la prise d’Abidjan. Ils regrettent aussi la non-insertion de 600 de leurs membres dans les différents corps de l’armée ivoirienne. Ces personnes ne sont pas parmi les 8400 qui ont récemment fait parler d’eux. Ils pointent le non-paiement de 800 000FCFA à leurs membres par l’Autorité pour la démobilisation, le désarmement et la réinsertion.

Une rencontre prévue avec le Premier ministre Gon Coulibaly

Ce groupe prétend avoir prévu des actions musclées dans plusieurs endroits stratégiques du pays. Il a cependant reporté son projet suite à une promesse faite par le gouvernement d’apporter des réponses à ses préoccupations. Ce dossier des 8000 ex-guerriers serait traité par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Un rendez-vous avec lui est annoncé dans les prochains jours pour trouver un accord sur le montant de la compensation à verser à chaque membre de « Cellule 39 » ne pouvant intégrer l’armée.

Le gouvernement, selon le porte-parole Blin Silué de ce groupuscule d’ex-combattants, reconnait le rôle qu’il a joué pour son avènement au pouvoir d’État en Côte d’Ivoire. Si aucune solution n’est trouvée d’ici le 15 février, « Cellule 39 » entend mener des actions dont il ne précise pas la nature pour contraindre le gouvernement à honorer ses engagements.