Côte d’Ivoire : Alain Lobognon dénonce l’arrestation des journalistes

Ancien ministre des Sports de la Côte d’Ivoire, Alain Lobognon ne cautionne pas l’arrestation de six journalistes par le gouvernement ivoirien. Selon lui, cette action menée par le Procureur Adou Richard Christophe entache sérieusement l’image du pays.

Alain Lobognon déplore le harcèlement des journalistes en Côte d'Ivoire

Malgré l’arrestation arbitraire de six journalistes ivoiriens accusés d'avoir révélé le versement par le Gouvernement de 17 millions de FCFA à chaque mutin d’Adiaké, le silence au sein de la classe politique ivoirienne était assourdissant. Alain Lobognon, ancien membre du gouvernement Ouattara, se désolidarise de cette action du Procureur de la République Adou Richard Christophe.

Pour exprimer son regret d’un tel agissement de la justice ivoirienne, c’est sur Twitter qu’il a lâché sa frustration en quelques phrases. « Détenir un journaliste pour quelques secondes, c'est retirer à la Côte d’Ivoire des points sur ses indices de libertés et de démocratie. Le mal est déjà fait. Le monde entier sait ce lundi 13 février 2017 que des libertés garanties par la Constitution ont été bafouées. »

Le bras droit du président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, M. Soro Guillaume, ne pouvait pas être plus clair. Il est totalement opposé à cette arrestation qui va ternir l’image de son pays la Côte d’Ivoire.

Six journalistes de différents quotidiens ivoiriens ont été enfermés dans un camp de gendarmerie ce week-end. Il est reproché à ces messieurs d’avoir révélé la nature de l' accord trouvé par le gouvernement avec les mutins. Celui-ci porte sur le paiement d’une prime de 17 millions de FCFA à chaque membre des 2600 mutins d'Adiaké. Le gouvernement, Ivoirien redoutant d’autres mutineries de soldats qui n’ont rien perçu, a préféré enfermer ces pères de famille pour décourager le reste de la profession de s’intéresser avec rigueur au dossier.