Côte d'Ivoire : Le rapport d'Amnesty International épingle le régime Ouattara

Par Gary SLM
Publié le 22 février 2017 à 12:27 | mis à jour le 22 février 2017 à 12:27

Le rapport présenté par Amnesty International, ce mardi 21 février, n'est pas du tout tendre avec le régime du président de la Côte d'Ivoire, M. Alassane Ouattara. Dans ce rapport, l'ONG des droits de l'homme fustige les autorités ivoiriennes pour la détention arbitraire d'opposants.

Amnesty International met Ouattara en garde

Les droits de l'homme ne cessent d'être foulés au pied à travers la planète. Voilà pourquoi Amnesty International qui en a fait son cheval de bataille continue d'interpeller les consciences dans ses rapports. Celui de 2017 n'est pas du tout tendre avec le régime d'Abidjan. En effet, l'ONG internationale appelle les autorités ivoiriennes à « cesser de s'en prendre aux membres de l'opposition en réduisant leurs droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique ». À l'approche du référendum, plusieurs opposants avaient été brutalisés et détenus dans des véhicules de police en circulation.

De même, certains opposants proches de Laurent Gbagbo, sont encore en train de croupir dans les prisons du pays. Ces cadres du Front populaire ivoirien (FPI) que sont Simone Gbagbo, le Pr Hubert Oulaye, Assoa Adou, Lida Kouassi Moïse, Koua Justin, Nestor Dahi et bien d'autres sont jusque-là détenus sans véritable procès. Toutefois, Amnesty International appelle la Cour pénale internationale (CPI) à veiller à ce que justice soit faite pour les victimes. Ainsi, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont-ils actuellement en procès à La Haye.

Cependant, l'organisme des droits de l'homme dénonce une justice à deux vitesses. Car, jusque-là, aucun chef de guerre n'est inquiété par la justice, en dépit d'un rapport d'enquête les incriminant. Par ailleurs, l'attaque du camp de Nahibly par la milice Dozo et des populations locales n'a pas encore été élucidée. « C’est comme si rien ne s’était passé ici », déplore un haut responsable de l'organisme. Plusieurs ONG continuent d'interpeller les autorités pour que justice soit rendue à ce peuple qui a payé un lourd tribut.

Outre la Cote d'Ivoire, ce rapport indique que « 23 pays ont été impliqués dans des crimes de guerre. Alors que le monde avait interdit le bombardement d'écoles, d'hôpitaux, de funérailles, aujourd'hui les dirigeants détournent les yeux, alors que cela se produit dans de nombreux pays, en Syrie, au Yémen, au Soudan.Ce n'est jamais bon pour la justice ni pour l'humanité ».



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