Niger : L'armée nigérienne perd 11 soldats dans une embuscade à Tilwa

Par Gary SLM
Publié le 23 février 2017 à 13:42 | mis à jour le 23 février 2017 à 13:42

C'est à croire que l'armée nigérienne est en train de boire du calice jusqu'à la lie. Car une énième attaque a été perpétrée contre les soldats nigériens, ce mercredi 22 février, faisant 11 militaires tués.

L'armée nigérienne encore et toujours dans la tourmente

Qu'arrive-t-il au juste à l'armée nigérienne ces derniers temps ? Cette question est d'autant plus opportune qu'une folie meurtrière s'est emparée des forces de défense et de sécurité du Niger. En effet, hier mercredi à Tilwa, dans la région de Tillabéri, non loin de la frontière malienne, une patrouille mobile a essuyé l'attaque d'assaillants lourdement armés. À en croire une source militaire, onze militaires sont tombés au champ d'honneur. De même, les quidams, une fois leur forfait accompli, ont emporté sept véhicules de l'armée et brûlé quatre autres.

L'attaque n'a certes pas encore été revendiquée, mais le mode opératoire laisse présager de la piste terroriste. Aussi, tous les soupçons pèsent-ils sur Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, ex-compagnon de Mokhtar Belmokhtar, nouvel adepte de Daesh. Par ailleurs, les autorités sécuritaires nigériennes entendent s'activer davantage afin de porter l'estocade à ces groupes armés terroristes qui les prennent régulièrement à partie. N'empêche que des doutes planent tout de même sur leur efficacité : « Les troupes sont bien équipées, mais il y a des failles dans le commandement militaire », avoue un haut gradé.


Notons que le 8 mars 2010, le poste militaire de Tilwa a déjà été attaqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique. Le bilan faisait état d'au moins 5 morts et 20 blessés chez les soldats nigériens. Les pays membres du G5 Sahel s'activent donc pour renforcer la sécurité dans cette vaste région désertique autour du septentrion malien qui est devenu un véritable no man's land. En attendant la concrétisation d'un tel projet, les populations qui y vivent continuent de vivre le martyr.