Côte d'Ivoire : Alcide Djédjé nommé conseiller technique d'Amon Tanoh

La lune de miel entre entre le régime Ouattara et le camp d'Affi N'Guessan est en train de prendre des proportions considérables. Outre la campagne pour le Conseil de sécurité de l'ONU qu'il dirige, Alcide Djédjé a intégré le cabinet d'Amon Tanoh.

Alcide Djédjé au cabinet d'Amon Tanoh

Passées les bisbilles de la politique politicienne, le moment serait venu pour la promotion des cadres ivoiriens compétents. C'est certainement dans cette logique que s'est résolument inscrit Marcel Amon Tanoh, ministre des Affaires étrangères. En effet, le diplomate en chef a tenu à mettre dans sa délégation pour le Conseil des droits de l'homme à Genève, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo. Mieux, ce dernier a été nommé par le président Ouattara pour diriger la campagne ivoirienne pour un poste de membre non-permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.

De même, les qualités de diplomate chevronné d'Alcide Djédjé ont fini par convaincre les autorités ivoiriennes. C'est à juste titre que ce proche d'Affi N'Guessan a été nommé conseiller technique au ministère ivoirien des Affaires étrangères. Il se chargera donc, au cabinet du ministre Amon Tanoh, de préparer des dossiers techniques afin de bien faire rayonner la Côte d'Ivoire sur le plan international. Cette tâche sera certainement aisée pour lui, car il a été représentant permanent de la Côte d'Ivoire à l'ONU (2007-2010).

Mais cette collaboration avec le régime Ouattara est vue de mauvais oeil par les « Gbagbo ou rien », l'accusant de traitrise. Pour cette tendance incarnée par Aboudrahamane Sangaré, pas question retravailler avec le régime d'Abidjan tant que Laurent Gbagbo reste incarcéré. Il y a également Simone Gbagbo, Blé Goudé et bien d'autres prisonniers qui croupissent encore dans les geôles. Cependant, la tendance Affi a opté pour une participation au dialogue républicain afin de contribuer maintenant à construire le pays.

En tout état de cause, le pays d'Houphouët-Boigny a besoin de tous ses fils et filles pour son édification. Il revient donc au président Alassane Ouattara d'oeuvrer à une réconciliation vraie pour une nation ivoirienne forte et unie.