Côte d'Ivoire : Pénurie d'eau à Yopougon, des femmes descendent dans la rue

Par Gary SLM
Publié le 17 mars 2017 à 10:57 | mis à jour le 17 mars 2017 à 10:57

Les rues du quartier Sable de Yopougon ont été prises d'assaut par plusieurs centaines de femmes, ce jeudi 9 mars. Au lendemain de la fête des femmes, ces braves dames criaient ainsi leur ras-le-bol face aux coupures intempestives d'eau.

Des femmes dans la rue pour de l'eau

Cela résonne comme une véritable dichotomie entre les discours officiels et la réalité dans les ménages ivoiriens. En effet, alors que le gouvernement ivoirien avait annoncé la fin des pénuries d'eau en raison des châteaux d'eau et autres ouvrages réalisés à travers les communes d'Abidjan, le spectacle est pourtant ahurissant.

Ce jeudi, plusieurs centaines de femmes, seaux et bidons vides en main, sont descendues dans la rue. « On veut de l’eau, on veut de l’eau! » « Depuis octobre, nous n’avons pas d’eau. Nos enfants et nous sommes obligés de parcourir des kilomètres pour aller acheter l’eau dans d’autres quartiers. Avec tous les risques d’agressions et autres, nous nous levons vers 5h du matin pour cette tâche. » Telles étaient entre autres, leurs récriminations qu'elles criaient à l'endroit du gouvernement ivoirien.

Mme Djénéba Koné, une cadre de l'Administration ivoirienne qui a rejoint les manifestantes, s'est voulue plus menaçante : « Aujourd’hui, c’est aujourd’hui ! Nous sommes fatiguées de cette situation qui perdure depuis plusieurs mois. Nous irons jusqu’au bout. » Ainsi, cette situation continue de pourrir le climat social dans la plus grande commune de Cote d'Ivoire.


Par ailleurs, Amédé Koffi Kouakou, ministre ivoirien des Infrastructures économiques, a rencontré les manifestantes, leur promettant de trouver des solutions définitives à leurs problèmes d'eau dans un bref délai. Elles ont donc regagné leurs domiciles, espérant par ailleurs que leur cri de coeur sera entendu par les autorités. Non sans omettre d'annoncer de reprendre la rue si elles n'obtiennent pas gain de cause sous peu. Les regards sont donc rivés vers les autorités afin de faire jouir cette croissance à deux chiffres à la population.