Côte d’Ivoire - France : franc CFA, Hollande ouvert aux propositions !

Par Gary SLM
Publié le 17 mars 2017 à 11:51 | mis à jour le 17 mars 2017 à 11:51

Le président de la Côte d’Ivoire, M. Alassane Dramane OUATTARA a rencontré son homologue de la France M. Hollande. Le franc FCFA était au menu des échanges entre les deux dirigeants. Le président français, pays accusé par les opposants africains et activistes d’exploiter le continent à travers cette monnaie, s’est montré ouvert aux propositions des pays membres sur l’avenir du franc FCFA.

François HOLLANDE met la balle dans le camp des Africains

Très souvent accusée d’exploiter l’Afrique, la France a mis les dirigeants africains face à leurs responsabilités vis-à-vis du franc CFA qui cristallise toutes les frustrations. Le président français, contrairement aux affirmations de son ambassadeur au Sénégal qui a affirmé que son pays n’était pas près à se désengager de cette monnaie, a ouvert la porte à cette éventualité réclamée par les intellectuels africains.

À la sortie de sa rencontre avec le président M. Alassane Dramane OUATTARA avec qui il a eu à évoquer le sujet, François Hollande fait savoir à travers un communiqué de l’Élysée qu’il est prêt à étudier les différentes propositions sur l’avenir de cette monnaie.

« En prévision de la réunion des ministres de la zone franc CFA qui se tiendra en avril à Abidjan, François HOLLANDE a réaffirmé son ouverture à toutes les propositions que les États membres de la zone pourraient formuler à cette occasion », dit le communiqué de la présidence française, « rappelant que cette monnaie et cette zone appartenaient aux pays qui la composent.»

L’ouverture de la France à l’idée de modifier le franc CFA ou même de l’abandonner ne signifie pas forcément l’arrêt de cette monnaie. Outre le président Idriss Déby Itno du Tchad, plusieurs dirigeants africains évitent de se prononcer pour ou contre cette monnaie. Le président Ouattara d'ailleurs n’est pas hostile à cette monnaie tout comme son homologue du Sénégal Macky Sall, qui refuse de s’intéresser au sujet. Il avait affirmé sans aucune gêne, sous la pression des activités Africains anti-franc CFA, qu’il ne maitrisait pas le sujet. Une échappatoire pour éviter de se prononcer contre le franc CFA qui, d’après plusieurs analyses d’experts sur le sujet, est un frein au développement des pays qui l’utilisent.

Il ne serait pas étonnant de voir des dirigeants conditionnés pousser pour le maintien de cette monnaie à l'état lors de la réunion des ministres de la zone franc CFA qui se tiendra en Côte d’Ivoire en avril prochain.



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