Le phénomène de la piraterie maritime ayant fait du golfe d’Aden un quasi-no man’s inquiète les marines africaines. Pour prévenir ce fléau dans le golfe de Guinée, 31 forces maritimes africaines y font actuellement des exercices militaires.

Les marines africaines s’exercent contre la piraterie maritime

Le danger est imminent. Il faut donc s’y préparer pour parer à toute éventualité. En effet, sous la direction de l’US African Command (Africom), 31 marines africaines se forment en techniques d’interception et de surveillance. Il s’agit essentiellement « de simulations en mer et sur terre, au cours desquelles des participants vont pratiquer des scénarios liés à la lutte contre la contrebande, les déversements de produits pétroliers ainsi que la piraterie ». Ce stage pratique a donc démarré le jeudi 23 mars pour s’achever à la fin du mois.

Cette opération baptisée Obangame Express 2017 est soutenue par les États-Unis dont les ambassadeurs s’activent pour un succès fulgurant. Ainsi, l’ambassade américaine en Côte d’Ivoire annonce d’ores et déjà que plusieurs moniteurs et formateurs sont sur place. Il y a également des navires militaires qui ont été déployés pour la réussite de cet exercice.

Il faut noter que le phénomène de la piraterie est net recul au large des côtes somaliennes. Car d’importants moyens militaires y ont été installés pour dissuader ces pirates. Mais le golfe de Guinée demeure pour l’instant un terreau fragile qui pourrait attirer ces aventuriers. Voilà pourquoi les gouvernements des pays qui ont pour façade maritime le golfe de Guinée se sont engagés à prévenir le mal.