Côte d'Ivoire : Le Gl Guiai Bi Poin fait des révélations sur le Gl Mangou

Par Gary SLM
Publié le 31 mars 2017 à 16:26 | mis à jour le 31 mars 2017 à 16:26

Les révélations continuent de tomber sur la crise postélectorale avec le témoignage du général Guiai Bi Poin à la CPI. Le général de division à la retraite affirme que l'ex-CEMA, Philippe Mangou, a dû se réfugier dans une ambassade.

« Le Gl Mangou s'était réfugié dans une ambassade », dixit Guiai Bi Poin

Toujours droit dans ses bottes, le général Guiai Bi Poin Georges continue de faire sa déposition à la barre de la CPI. Lors du contre-interrogatoire mené par Me Emmanuel Altit de la défense de Laurent Gbagbo, l'ex-commandant du Cecos continue ses révélations. Aussi, avoue-t-il qu'il était une cible, et que l'école de gendarmerie qu'il dirige était un objectif. Il ajoute par ailleurs que sa vie était en danger ainsi que tous les autres responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Concernant le général de corps d'armée, Philippe Mangou, la révélation faite par le témoin laisse pantois : « Dans la même journée du 31 mars ou bien avant, le domicile du chef d'état-major des armées a été attaqué, saccagé. » Avant d'ajouter : « Il a dû se réfugier lui-même dans une ambassade à Abidjan. »

Six ans après, jour pour jour, l'un des commandants de l'armée ivoirienne durant la crise postélectorale continue ses révélations. Il fait également cas de ce que tous les détachements des FDS du front ont dû replier sur Abidjan. Ces Forces gouvernementales ivoiriennes de l'époque avaient été attaquées par « les FRCI, les hélicoptères français et bien d'autres forces étrangères. »

C'est à croire que l'armée ivoirienne était totalement désorganisée avant la chute du président d'alors, Laurent Gbagbo. « Les ennemis », comme les appelle l'ex-commandant de l'école de gendarmerie, étaient composés de dozos et bien d'autres combattants d'origine ouest-africaine. Ces troupes ennemies venaient du nord vers Abidjan et ont commis des massacres à Duékoué et à Yopougon. Il a par ailleurs pointé du doigt le Burkinabè Amadé Ouérémi et le commandant Losséni Fofana dit Loss.


Notons que le contre-interrogatoire se poursuit avec la défense de Gbagbo. Celle de Blé Goudé prendra le relais par la suite.