Côte d'Ivoire : Rentrée parlementaire, PDCI et RDR (RHDP) en rang dispersé

Par Gary SLM
Publié le 03 avril 2017 à 10:55 | mis à jour le 03 avril 2017 à 10:55

La première Assemblée nationale issue de la 3e République fait sa rentrée parlementaire ce lundi 3 avril. Mais le fait marquant, c'est que le PDCI et le RDR de la coalition RHDP auront chacun un groupe parlementaire.

Rentrée parlementaire sur fond de division

Les 255 députés de la première législature de la 3e République se retrouveront, ce lundi, au grand complet dans l'Hémicycle. Et ce, à l'occasion de la rentrée parlementaire de l'Assemblée nationale ivoirienne. Aussi, le président réélu, Guillaume Soro fera-t-il son discours inaugural afin de donner les grandes orientations de l'Institution qu'il dirige. Le PAN ivoirien avait d'ores et déjà placé son nouveau mandat sous le sceau de l'union et de la cohésion afin de conduire la Côte d'Ivoire vers l'émergence.

Cependant, cette orientation n'est nullement suivie par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), dont font partie le PDCI et le RDR. En effet, après avoir présenté des candidats RHDP lors des législatives, ces deux maillons essentiels de la coalition au pouvoir ne semblent pas s'accorder autour d'un groupe parlementaire unique. Ainsi, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) et le Rassemblement des républicains (RDR) ont créé chacun, son groupe parlementaire. L'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) d'Albert Toikeusse Mabri a également créé son groupe parlementaire.

Cette division affichée d'entrée laisse augurer de chaudes empoignades entre les différents groupes parlementaires au sein de l'Hémicycle. Surtout qu'au sujet de l'alternance 2020, les cadres du PDCI et du RDR ont commencé à se lancer des piques. À côté de ceux-ci, il y a Yasmina Ouégnin, dissidente du PDCI, qui a créé Vox populi, son groupe parlementaire. Avec ses trois députés, le FPI de Pascal Affi N'Guessan n'a pas formé de groupe parlementaire.


Les députés ivoiriens tenteront, en leur âme et conscience, de traduire les aspirations du peuple en lois de la République. C'est du moins ce à quoi s'attend la population ivoirienne de ses représentants, en dépit des luttes de tranchées.