CIV : Sangaré croit fermement en la libération de Laurent Gbagbo de la CPI

Aboudrahamane Sangaré ne désespère nullement quant à la libération de Laurent Gbagbo, son compagnon de lutte. Six ans après le transfèrement de l'ex-président ivoirien à La Haye, le gardien du temple croit toujours à son élargissement.

Laurent Gbagbo va rebondir, selon Aboudrahamane Sangaré

L'anniversaire de l'arrestation de Laurent Gbagbo (11 avril) a été l'occasion pour Aboudrahamane Sangaré d'évoquer la situation de son compagnon. En effet, le leader de la tendance radicale du FPI reste constant dans sa démarche. Pour lui, l'ex-président ivoirien n'a rien fait qui mérite la prison. Aussi, soutient-il : « S’il est jugé aujourd’hui à la Cour pénale internationale, ce n’est pas parce qu’il est un criminel, buveur de sang comme on l’a dépeint. Ceux qui ont osé le dépeindre ainsi sont cruellement en panne de preuves. Ils sont eux-mêmes couverts de ridicule. »

L'ex-inspecteur général d'État présente également son ami « Laurent » comme un roseau qui plie sans rompre : « Ébranlé, accusé, vilipendé, injurié, caricaturé, il remonte toujours les épreuves comme si la pire épreuve subie devient le coup de fouet nécessaire à l’accomplissement de sa mission. Sa capacité à rebondir est fracassante. »

Telle est donc la profession de foi de ce « Gbagbo ou rien ». Il estime par ailleurs que le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) est investi d'une destinée prophétique en vertu de laquelle, « aucune volonté ou force humaine ne peut l'arrêter ». Poursuivant, il cite les saintes Écritures : « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissent est devenue la principale de l’angle. » Ce vibrant hommage à son compagnon Séplou lui permet même d'affirmer : « Il va donc réussir l’exploit d’inverser le cours des sinistres prédictions sur sa vie. »

Notons que l’ex-président Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011 au palais présidentiel ivoirien, après une crise postélectorale. Il est actuellement jugé devant la Cour pénale internationale (CPI) avec son ex-ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé. Pendant ce temps, le parti qu'il a créé, le FPI, est traversé par un courant de division. Une tendance dite modérée, dirigée par Pascal Affi N'Guessan et une autre, plus radicale, conduite par Aboudrahamane Sangaré.