Cameroun: la crise anglophone s'intensifie, Paul Biya déconcerté

Le PrésidentPaul Biya du Cameroun est déconcerté par la crise anglophone qui s'intensifie dans son pays, créant ça et là des pesanteurs qui risquent d'être insurmontables à la longue. Même la fête nationale prévue pour le 20 mai prochain est menacée de boycott par l'Opposition.

La crise anglophone s'intensifie et trouble le Président Paul Biya

Le Président du Cameroun, Paul Biya a le sommeil trouble en ce moment, à cause de la crise anglophone qui va en s'intensifiant. Alors que la fête nationale du Cameroun est prévue pour le samedi 20 mai 2017 prochain, l'Opposition représentée par le Social Democratic Front (SDF), principal parti de l’opposition, a prévu de boycotter cette fête en brillant par son absence.

Le Cameroun veut pour la 45è fois célébrer l'unité de ses composantes anglophone et francophone. Et ce 20 mai, devait rappeler la symbiose qui règne entre le Cameroun francophone et le Cameroun anglophone. Hélas, cela risque d'être une simple vue de l'esprit au regard des menaces du leader de l'Opposition, John Fru Ndi.

Ce responsable du principal parti de l'Opposition camerounaise le SDF, a demandé à ses militants de ne point participer à cette fête nationale tant que les contentieux relativement à la crise anglophone ne sont pas vider. Pour lui, le Président Paul Biya est sourd au dialogue et ne pense qu'aux futures élections présidentielles au lieu de faire face à la crise qui secoue le Cameroun:

« Biya est incapable de fournir des solutions simples aux problèmes pertinents posés par des syndicats respectables et les associations. La seule option pour désamorcer la crise socio politique dans laquelle est plongé le Cameroun, reste le dialogue, auquel le pouvoir est sourd », a t-il déclaré tout remonté.

Vu la nonchalance avec laquelle le Président Biya gère la crise anglophone, les manifestants anglophones radicalisent de plus en plus leurs positions et crient au fédéralisme ou rien. Côté gouvernement, la réponse résonne le Cameroun est « UN et Indivisible et le demeurera ».

D'où le bras de fer entre le Président Biya et le leader des anglophones John Fru Ndi, pour un fédéralisme ou une continuité dans un Etat unitaire.