Côte d'Ivoire : Les mutins rentrent (enfin) en caserne après 4 jours de mutinerie

Par Gary SLM
Publié le 16 mai 2017 à 17:33 | mis à jour le 16 mai 2017 à 17:33

Après moult tractations, les soldats mutins ont finalement accepté de regagner leurs casernes. Les autorités ivoiriennes se seraient pliées à leurs revendications financières en acceptant d'ores et déjà de leur verser cinq-millions d'entrée.

Les mutins acceptent finalement les propositions du gouvernement

Le gouvernement ivoirien continue de faire la fine bouche sur l'accord trouvé avec les soldats mutins. Cependant, ces derniers brandissent comme des trophées, les propositions à eux faites par les autorités ivoiriennes. En effet, Alain-Richard Donwahi, ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, a indiqué ce lundi, sur les antennes de la télévision nationale, avoir trouvé un accord avec les soldats qui se mutinent actuellement, sans rentrer dans les détails de cet accord, « secret défense » oblige.

Mais les bénéficiaires des sommes allouées par l'Etat ivoirien pour résoudre cette crise n'ont pas voulu en faire autant. Certains ont vite fait de mettre les pieds dans les plats en dévoilant le contenu de l'accord. Cinq-millions de FCFA (7.600 euros) payés immédiatement et les deux-millions restants dans le courant du mois de juin. Et pourtant, certains éléments de ce contingent des 8400 ex-rebelles intégrés à l'armée ivoirienne avaient renoncé à toute revendication d'ordre financier par-devant le président Ouattara, lors d'une cérémonie d'excuses au chef de l'État ivoirien.

Le sergent Cissé Fousseni, l'un des nombreux porte-paroles des mutins a donc rassuré les autorités et la population : « On a trouvé un terrain d’entente. On va retourner en caserne. C’est terminé. » Toutefois, les Ivoiriens restent encore sceptiques quant à un regain de violence. D'autant plus que d'autres mutins continuent de réclamer le paiement immédiat de la totalité du reliquat des primes Ecomog. Sous couvert d'anonymat, un soldat récalcitrant déclare : « On ne reconnaît pas l’accord. Est-ce qu’on fait des baptêmes sans le baptisé ? Aucun représentant de Bouaké n’était présent lundi à leur ‘accord’. D’après ce qu’on sait, c’était une réunion de hauts gradés. »


Quoi qu'il en soit, les armes ont arrêté de crépiter dans la quasi-totalité des villes ivoiriennes, et le dispositif militaire préalablement mis en place a également été démantelé.




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