CIV : Les avocats de l'Etat ivoirien défendent Simone Gbagbo à la CPI

Par Gary SLM
Publié le 18 mai 2017 à 09:24 | mis à jour le 18 mai 2017 à 09:24

Le dossier Simone Gbagbo constitue à n'en point douter la pomme de discorde entre la CPI et le gouvernement ivoirien. Les avocats de l'Etat ivoirien sont donc aller rencontrer la procureure Bensouda pour la dissuader des poursuites contre l'ex-première dame.

Le gouvernement refuse (toujours) de livrer Simone Gbagbo à la CPI

Simone Gbagbo ne sera pas livrée à la Cour pénale internationale (CPI). Telle est la position que ne cessent de défendre les autorités ivoiriennes auprès de cette juridiction internationale. Aussi, Jean-Paul Benoit et Jean-Pierre Mignard, les avocats de la Côte d'Ivoire ont rencontré le 19 avril dernier, Fatou Bensouda, procureure de la CPI, pour qu'elle renonce à ses poursuites contre l'épouse de l'ex-président ivoirien, actuellement jugé à La Haye. Un mémorandum sera par ailleurs déposé auprès de la Cour en juillet prochain, pour appuyer cette prétention.

Après Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, Alassane Ouattara avait décidé de ne plus transférer d'Ivoirien à la CPI. Dans cette optique, la justice ivoirienne s'était saisie du dossier Mme Gbagbo. L'ex-députée d'Abobo a donc été jugée en Assises pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Mais, elle a été acquittée par le jury au terme d'un procès à rebondissements. En dépit de ce verdict, la procureure de la CPI n'a nullement renoncé aux poursuites contre Simone Ehivet Gbagbo. Et pourtant, ce sont les mêmes chefs d'accusation mis en avant par la Cour contre elle.


Cependant, certains observateurs estiment que le régime Ouattara refuse de livrer Simone Gbagbo pour ne pas se voir contraindre de livrer également les anciens chefs de guerre qui ont été épinglés par plusieurs rapports d'enquête. Quoi qu'il en soit, la Côte d'Ivoire aspire à une réconciliation nationale, gage d'un vivre ensemble harmonieux. Et c'est sur ce terrain que les Ivoiriens comptent désormais, selon l'appel de Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale.