CIV : Panama papers à l'ivoirienne, des comptes localisés à Singapour

Par Gary SLM
Publié le 01 août 2017 à 19:27 | mis à jour le 01 août 2017 à 19:27

Singapour serait devenue le paradis fiscal par excellence pour les Ivoiriens depuis 5 ans. Des comptes d'une centaine de personnalités ivoiriennes auraient été localisés dans des banques de ce pays, selon le confrère Koaci. Un gros dossier sur l'évasion fiscale impliquant plusieurs dirigeants ivoiriens est annoncé par le média. Selon nos informations, ce média détient déjà une liste de noms de dirigeants ivoiriens concernés par l'affaire.

Fuite des capitaux, des comptes d'Ivoiriens découverts à Singapour

Ces cinq dernières années, la destination Singapour serait très prisée par bon nombre d'Ivoiriens. En effet, une centaine de comptes bancaires appartenant à des résidants ivoiriens auraient été ouverts dans ce pays entre 2011 et 2016. L'importance des capitaux déposés dépasse l'entendement du citoyen lambda qui a du mal à joindre les deux bouts dans un contexte difficile que traverse la Côte d'Ivoire actuellement

À qui appartiennent ces comptes ? Pour quelles raisons ces comptes ont-ils été ouverts si loin du territoire ivoirien ? Blanchiment d'argent, détournement de deniers publics, évasion fiscale... ? Tant de questions tarauderont l'esprit des Ivoiriens qui se demanderont le bien-fondé de l'ouverture de ces comptes dans des établissements si loin du pays. Si ces informations sont fondées, ces comptes seront-ils rapatriés ? Le procureur de la République devrait s’intéresser à cette affaire dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire.

Evasion fiscale, l'argent ne travaille plus, il est couché à Singapour

Evasion fiscale - Des comptes bancaires d'ivoiriens à dans des Banques à singapourPar le passé, les dirigeants africains et surtout ivoiriens ouvraient leurs comptes cachés dans des banques françaises ou suisses. Mais avec le travail de journalistes français d'investigation sur l'évasion fiscale de politiciens africains, ces derniers semblent avoir changé de destination pour cacher des fonds parfois détournés dans des entreprises publiques. Certains ministres ou chefs de grandes entreprises ivoiriennes encaissent régulièrement des rétrocommissions qui sont cachées loin du pays..

On se souvient encore du régime de la Refondation, des ministres ivoiriens se livraient à de vraies batailles pour contrôler certains budgets. Les ministres de l'Intérieur et de La Défense luttaient pour contrôler les dossiers d'achat d'armes. Ces guerres entre personnalités avaient amené le président Gbagbo à s'attribuer le portefeuille de la Défense.


Avec l'avènement au pouvoir du président Ouattara, ces pratiques se poursuivent. Mieux, les budgets des travaux engagés par l'État sont systématiquement surfacturés. En retour, les personnes en charge de ces travaux se font reverser d'importantes commissions. Ce sont souvent des dirigeants qui déclarent de faibles patrimoines à leur prise de fonction. Ils deviennent très vite trop riches une fois aux affaires. Le besoin de dissimuler leurs biens s'impose alors à eux, d'où la hausse d'ouvertures de comptes constatée en Asie.



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