CIV : Caches d'armes, Soul to Soul s'explique à la brigade de recherches

Koné Kamaraté Souleymane (Soul to Soul) est sommé de se présenter à la brigade de recherches, ce vendredi 26 mai. Le directeur du protocole du PAN Guillaume SORO devra s'expliquer sur la cache d'armes découverte à son domicile durant la mutinerie.

Soul to Soul sera-t-il arrêté ?

L'affaire de cache d'armes continue de défrayer la chronique en Côte d'Ivoire. En effet, la brigade de recherches a adressé une convocation à Koné Kamaraté Souleymane dit Soul to Soul pour s'expliquer sur les armes de guerre qui ont été découvertes à son domicile lors de la mutinerie à Bouaké. L'interrogatoire sera mené par le capitaine Essey Ekra Frédéric à la brigade de recherches de la gendarmerie d'Abidjan-Plateau, dès 10H.

En attendant d'en savoir davantage, plusieurs interrogations ne cessent de tarauder l'esprit des observateurs. D'où provient tout cet arsenal de guerre ? Pourquoi a-t-il été gardé à titre privé par un civil ? S'agit-il d'une machination comme le prétend certains proches de la personnalité incriminée ?

Quoi qu'il en soit, Guillaume Soro dont c'est le plus proche collaborateur, a décidé de ne faire aucune entrave à la justice. Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne l'avait par ailleurs invité à se mettre à la disposition de la justice. Aussi, avait-il fait cette recommandation à son fidèle compagnon : « Dire sur l’honneur et sur sa conscience ce qu’il sait pour contribuer à aider les enquêteurs à conduire ce dossier. »

Notons qu'un rapport de l'ONU indiquait que l'ex-chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro détenait environ 300 tonnes d'armes. Ceci pourrait-il expliquer cela ? Seule une enquête diligemment menée pourrait mieux éclairer l'opinion. Mais d'aucuns prédisent déjà que l'affaire n'ira pas plus loin, car le mise en cause est un proche du pouvoir. Contrairement aux pro-Gbagbo qui sont systématiquement écroué en pareille occurrence pour beaucoup moins. Mais un proche du pouvoir qualifie ces allégations de simples suspicions.