Endettement de la Côte d’Ivoire, FCFA, sa détention, Laurent Gbagbo dit tout !!!

    Depuis la prise du pouvoir par Ouattara, la Côte d’Ivoire n’a cessé de contracter des crédits. Laurent Gbagbo, depuis sa cellule de prison à La Haye (Pays-Bas), donne les raisons de cette course à l’endettement. Il a fait plusieurs révélations, y compris sur son intention de mettre fin au Franc CFA lorsqu’il était aux affaires.

    Laurent Gbagbo tout feu tout flamme

    L’ancien président Laurent Gbagbo a accordé un entretien exclusif à la journaliste française Fanny Pigeaud du site Mediapart. « Je ne suis pas en prison, je suis otage », a-t-il confié à son interlocutrice. L’ancien président ivoirien est présenté par celle-ci comme étant toujours très combattant, y compris contre la France qui a toujours « cherché à cacher ou à faire oublier son rôle » déterminant dans la crise ivoirienne.

    « Je suis là pour permettre à Ouattara d’être au pouvoir », dit-il avant d’expliquer que « cette situation permet à l’État français de continuer sa mainmise sur la Côte d’Ivoire. » Selon Laurent Gbagbo, la France a imposé Alassane Ouattara à Felix Houphouet Boigny depuis 1989 dans le but de le porter au pouvoir.

    En ce qui concerne les difficultés économiques actuelles du pays, Laurent Gbagbo affiche son étonnement. Il ne comprend pas comment Ouattara a pu endetter le pays pour faire face aux dépenses ordinaires de l’État. « J’ai toujours payé les fonctionnaires. L’État ivoirien a largement les moyens de fonctionner », dit-il pour mettre un doute sur les raisons affichées par les gouvernements successifs d’Alassane Ouattara pour contracter des dettes.

    Laurent Gbagbo confirme les manoeuvres de Nicolas Sarkozy

    Selon le « Woody de Mama », pour que les pays francophones se développent, il faut d’abord résoudre le problème de leur indépendance. « Aujourd’hui, deux points fondamentaux bloquent cette indépendance : la défense et la monnaie ». Laurent Gbagbo déplore : « L’armée française maintient son assise sur nous.» LG dit avoir parlé avec Nicolas Sarkozy du départ de la base militaire française de Côte d’Ivoire. « J’ai cru que la sagesse l’emporterait, je ne croyais pas qu’ils iraient jusqu’à bousiller le pays ».

    Toujours dans ces révélations faites à la journaliste française, Laurent Gbagbo confie avoir songé à partir de la zone FCFA, « mais il ne fallait pas faire sortir la Côte d’Ivoire seule sinon on se serait fait attaquer aux frontières.» Le président Gbagbo dit que ses homologues africains n’étaient pas disposés à franchir le pas, ce que démontre la frayeur qui s’est emparée du président Ouattara lorsqu’ Alpha Condé a dit à Abidjan son envie de couper le cordon avec la France.

    Ouattara avait réagi pour se départir du discours souverainiste de Condé en disant. « Je voulais dire à Alpha que nous étions en direct », avait-il confié, ce qui prouve tabou sur le sujet.

    Laurent Gbagbo poursuit : « J’ai compris que Sarkozy voulait utiliser les élections comme prétexte.» Celui-ci aurait insisté pour que les élections ivoiriennes soient organisées par une entreprise française.

    Avant les élections, Sarkozy aurait dit à Alassane Ouattara qu’il allait gagner. Selon lui, ils ont commencé à lever des mercenaires dans la sous-région pour le combattre. Ils avaient promis à ces bandes armées douze millions chacun s’ils arrivaient à l’évincer du pouvoir.