Côte d'Ivoire : Moisson fructueuse pour Ouattara au mini-sommet du G20

Le président Alassane Ouattara était à Berlin au mini-sommet du G20 sur l'Afrique, à l'invitation de la chancelière Angela Merkel. Le président ivoirien repart de cette rencontre internationale avec de bonnes perspectives pour son pays.

Ouattara décroche le programme « Investir pour un avenir commun »

La ruée des pays développés vers l'Afrique a achevé de convaincre que l'Afrique est le continent de l'avenir. En effet, les sommets conjoints d'autres régions du monde avec le continent noir ne se comptent plus. Aussi, Angela Merkel a convié neuf chefs d'Etat africains à la conférence de haut niveau du G20 sur l’Afrique. Il s'agissait pour la chancelière allemande et ses hôtes de promouvoir les investissements en Afrique et de s'attaquer aux causes de l'immigration clandestines vers le continent européen.

Au terme de ces assises, trois Etats africains ont été désignés pour bénéficier du programme « Investir pour un avenir commun ». Il s'agit de la Côte d'Ivoire, du Ghana et de la Tunisie. Ces trois premiers pays bénéficieront d'une aide des institutions financières internationales qui leur servira d'assurance quant aux risques redoutés par les investisseurs privés. L'Allemagne a par ailleurs annoncé 300 millions d'euros supplémentaires dans le cadre du programme « Compact with Africa ». Cependant, pour bénéficier de ces fonds, il faudra préalablement être éligible à ce programme. Le jury étant composé des pays du G20 et de 10 chefs d’Etat et de gouvernement africains.

Notons que les trois premiers pays choisis sont considéré comme des réformateurs, selon les bailleurs de fonds (FMI, BM, BAD). Le président Alassane Ouattara rentre donc dans son pays avec un très bon soulagement, eu égard à la bonne moisson. Toutefois, il convient de créer les conditions d'une stabilité politique en Côte d'Ivoire afin de rasséréner davantage les investisseurs étrangers et tous les opérateurs économiques du pays. Les mutineries, bruits de bottes et autres grognes sociales n'étant pas de nature à favoriser un climat propice aux affaires.