CIV : Affaire cache d'armes, Mabri appelle à une enquête parlementaire

Par Gary SLM
Publié le 14 juin 2017 à 10:43 | mis à jour le 14 juin 2017 à 10:43

Albert Toikeusse Mabri est sorti de son mutisme à la faveur de la rocambolesque affaire de découverte de cache d'armes. Le président de l'UDPCI, qui est du reste député à l'Assemblée nationale, demande une enquête parlementaire pour élucider l'affaire.

Quand Mabri Toikeusse revient à la surface...

Limogé du gouvernement en novembre dernier, Albert Toikeusse Mabri a décidé d'occuper pleinement son siège de député dans l'Hémicycle. A cet effet, l'ex-ministre des Affaires étrangères veut en savoir davantage sur la découverte de cache d'armes à Bouaké. Jugeant l'affaire trop grave pour être passée sous silence, le président de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) demande à ce que les enquêtes initiées par la brigade de la gendarmerie aboutissent pour que les responsabilités soient situées.

Mais au-delà, il appelle à une enquête parlementaire : « J’ai vu que la commission de défense et de sécurité de l’Assemblée nationale en a fait la demande. Maintenant, le président de l’Assemblée nationale doit voir avec le chef d’Etat les modalités de mise en place d’une telle commission qui pourrait être un travail utile. » En dépit des répercussions d'une telle enquête entre l'Exécutif et le Législatif, le député de Zouan-Hounien ne s'en inquiète nullement : « Les deux (Alassane Ouattara et Guillaume Soro, NDLR) se connaissent très bien. Ils ont beaucoup travaillé ensemble, ils sont très proches l’un de l’autre. Je pense qu’il faut les laisser gérer ce dossier. »


Notons que Mabri Toikeusse avait été éjecté du gouvernement des suites d'une incompréhension au RHDP au sujet des législatives. Il ne se dit pour autant pas exclu de la coalition des Houphouétistes au pouvoir. « Nous n’avons pas encore au niveau des instances du parti pris de décision de sortie du RHDP. Le moment venu, nous verrons si nous continuons à marcher ensemble, » a-t-il conclu. Par ailleurs, il se réserve de se prononcer, le moment venu, sur une possibilité d'être candidat à la prochaine présidentielle.