Guinée Eq : Accusé par HRW de gaspillages, Nguema Obiang se défend

HRW a épinglé, à travers un rapport, le pouvoir de Nguema Obiang pour démagogie et mauvaise gouvernance. Cependant, réfutant ces accusations, les autorités équato-guinéennes ont invité l'ONG internationale à venir s'imprégner de la réalité sur le terrain.

HRW et le régime Nguema Obiang s'empoignent

Le procès du vice-président Teodorin Nguema Obiang Mangue pour biens mal acquis s'ouvre à Paris ces jours-ci. Et c'est le moment que choisit Human Rights Watch (HRW) pour incriminer davantage Malabo dans son rapport du 15 juin. A en croire cette ONG internationale, les autorités gouvernementales s'adonnent à la démagogie, à l'affairisme et aux gaspillages au lieu d'investir conséquemment dans les secteurs de la santé et l'éducation. Et pourtant, la manne pétrolière avait suscité un réel espoir de développement des infrastructures économique de base.

HRW s'interroge donc « comment le gouvernement a, pendant deux décennies, dissipé la promesse permise par la découverte du pétrole par le biais d’un sous-financement notable de la sécurité sociale et de dépenses excessives dans des projets d’infrastructures inutiles et gangrenés par la corruption ». Avant d'indiquer : « De hauts responsables du gouvernement ont des intérêts dans des sociétés qui remportent des marchés de construction publics. Y compris le président et sa famille. » Aussi, s'appuyant sur les données du FMI, l'organisation dénonce un sous-investissement dans l'éducation (3%) et dans la santé (moins de 2%).

Cependant, le camp du président Teodoro Obiang Nguema Basogo est vite monté au créneau, battant en brèche toutes ces accusations. Miguel Oyono Ndong Mifumu, ambassadeur équato-guinéen accrédité en France, annonce pourtant le contraire. Selon le diplomate, son pays a énormément investi dans la santé en construisant plusieurs hôpitaux de référence. En témoigne le fait que « 99% des Équato-guinéens se soignent dans leur pays, et non à l’étranger ». Il déplore par ailleurs qu’une « organisation supposée respectée dans le monde puisse tomber dans le mensonge ». Voilà pourquoi il invite les responsables de HRW à « venir voir tout cela de leurs propres yeux ».