Côte d'Ivoire : Alternance 2020, total désaccord entre Bédié et Ouattara

Par Gary SLM
Publié le 19 juin 2017 à 13:01 | mis à jour le 19 juin 2017 à 13:01

La question de l'alternance 2020 est un sujet très sensible en Côte d'Ivoire actuellement. Henri Konan Bédié a récemment évoqué une candidature PDCI pour le compte du RHDP. Alassane Ouattara trouve pourtant qu'il est trop tôt pour se prononcer sur la question.

Visions divergentes entre Bédié et Ouattara à propos de l'alternance 2020

Le président Alassane Ouattara a annoncé sa retraite politique pour 2020. Aussi, la question de l'alternance 2020 préoccupe les acteurs politiques, tant dans l'opposition qu'au sein du RHDP, coalition au pouvoir. En effet, le président Henri Konan Bédié a déclaré, lors d'une interview accordée à JA : « Le PDCI aura un candidat. Ce sera le candidat unique du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix). »

Cependant, le chef de l'Etat ivoirien qui dit n'être pas informé de cette déclaration indique toutefois : « Je n’ai pas connaissance de la déclaration du président Bédié. Je suis allé à Paris et je suis rentré. Ceci étant, j’ai été interrogé sur ma succession à Strasbourg. J’ai dit que 2020 ce n’est pas maintenant. »

Il est indéniable que 2020 est un rendez-vous décisif en Côte d'Ivoire. Les différents groupements politiques sont donc à pied d'oeuvre pour être en pole position à l'approche de cette échéance. Même les « Gbagbo ou rien » conduits par Aboudrahamane Sangaré ont décidé de présenter un candidat, après avoir boycotté plusieurs élections. De potentiels candidats proches du pouvoir se livrent également une guerre sournoise de positionnement pour succéder à Ouattara. Aussi, le président Bédié, auteur de « l'appel de Daoukro » en faveur d'un soutien massif à la réélection du président ivoirien espère une alternance en faveur d'un militant actif du PDCI-RDA.


Mais cela n'est pour l'instant pas acquis, eu égard aux nombreuses dissensions observées entre les cadres RDR et PDCI. Et le président Ouattara qui voudrait taire toutes les querelles de clocher a simplement botter en touche. Pour lui, il n'est pas opportun d'évoquer sa succession maintenant. Et, une autre personnalité ivoirienne de marteler qu' « on ne parle pas de la succession d'un chef de son vivant » .