UA : Pour Moussa Faki Mahamat, l'Afrique doit s'approprier sa sécurité

Par Gary SLM
Publié le 01 juillet 2017 à 10:40 | mis à jour le 01 juillet 2017 à 10:40

Moussa Faki Mahamat entend imposer une nouvelle dynamique à l'UA, dont il est le nouveau président de la Commission. En prélude au 29e sommet de l'organisation, il appelle l'Afrique à l'unité et à s'approprier sa paix et sa sécurité.

La recette de Moussa Faki Mahamat (UA) pour une Afrique digne

L'Afrique est aux prises à plusieurs fléaux, dont le terrorisme et la guerre. Ainsi, les dirigeants africains ont généralement recours à des armées étrangères pour faire face à leurs défis sécuritaires, avec tout ce que cela comporte. C'est donc cette donne qu'entend désormais changer Moussa Faki Mahamat. A l'ouverture du 29e Sommet de l'Union africaine (UA), et devant les ministres des Affaires étrangères de l'organisation, le successeur de Nkozasana Dlamini-Zuma a été formel : « Il y a urgence pour l’Afrique de prendre en main son propre besoin de paix et de sécurité. » Puis, il ajoute : « Je voudrais immédiatement, après le sommet, poursuivre mes actions là où les armes continuent de parler, notamment en Afrique centrale. »

Cet appel est d'autant plus une nécessité que plusieurs régions du continent s'évertuent à mettre en place une force commune. Dans la région sahélienne en proie au terrorisme, le G5 Sahel constitue pour le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie une force qui permettra de lutter efficacement contre les groupes jihadistes qui ont fait du Nord-Mali leur repaire, et d'où ils partent pour perpétrer des attentats. Une réunion de cette coalition armée (entérinée par le Conseil de sécurité) se tiendra ce 2 juillet à Bamako. Elle verra la participation d'Emmanuel Macron, le président français, dont l'armée (opération Barkhane) est déployée au Mali. Il y a également la Force multinationale mixte (FMM) engagée dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram. Elle est également constituée par les pays du bassin du lac Tchad (Cameroun, Niger, Nigeria, Tchad et le Bénin).


Le président de la Commission de l'UA a par ailleurs indiqué la nécessité pour l'organisation panafricaine d'entamer de profondes reformes. C'est en cela qu'il félicite le travail titanesque abattu par le président rwandais Paul Kagamé et son équipe. Pour y parvenir, l'Afrique doit « parler d’une seule voix ». Notons que le sommet des chefs d’État et de gouvernement du 3 et 4 juillet prochain évoquera également ces sujets.