CIV : Nouvelles mutineries à l'horizon ? Les 8400 et les démobilisés menacent

C'est à croire que la Côte d'Ivoire n'est pas encore sortie de l'ornière, en dépit de l'accalmie actuellement observée. Les 8400 soldats mutins et les ex-combattants démobilisés maintiennent toujours leurs revendications financières. Les Ivoiriens craignent donc de nouvelles mutineries.

Mutineries, les 8400 soldats et les démobilisés encore dans la rue ?

Le premier semestre de l'année 2017 a connu une vague de mutineries qui continue de hanter les Ivoiriens. En effet, 8400 ex-rebelles intégrés à l'armée régulière s'étaient soulevés à deux reprises (janvier et mai) pour exiger des autorités ivoiriennes, le paiement de 12 millions de FCFA, une somme qui leur avait été promise en guise de prime Ecomog. Aussi, après le versement d'un acompte de dix-millions, le gouvernement s'était engagé à payer le reliquat de deux-millions en juin. Cependant, l'échéance fixée vient d'expirer sans que les intéressés ne rentrent en possession de leur fonds. Alors que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly avait déclaré que les fonds étaient disponibles à cet effet.

Ces ex-soldats mutins ont donc commencé à maugréer contre leur hiérarchie à cause de ce retard de paiement. D'autres vont plus loin, menaçant de prendre à nouveau les armes pour se faire entendre de plus belle. Ces derniers seraient en train de se passer le message à Bouaké, Korhogo, Man ou même Abidjan pour d'éventuels manifestations.

A ceux-ci s'ajoutent les ex-combattants démobilisés qui ne démordent toujours pas. A l'instar de leurs anciens frères d'armes, ils veulent également recevoir des autorités ivoiriennes de l'argent liquide. Mais en lieu et place, le gouvernement leur a promis des projets. Au sortir d'une rencontre avec le ministre de la Sécurité Hamed Bakayoko, ce dernier avait déclaré : « On ne paie pas les primes. Mais nous avons trouvé un terrain d’entente. » Ce terrain d'entente dont les détails n'avaient pas été donnés aux démobilisés en son temps, semble ne plus leur convenir. Ils demandent donc que le gouvernement leur verse de l'argent en espèce, à l'instar des soldats mutins. Menaçant par ailleurs d'entamer d'autres mouvements d'humeur au cas où leurs revendications n'étaient pas prises en compte. Nous y reviendrons.