CIV : 525 millions $ du MCC pour Abidjan ? Le Congrès américain décide

Par Gary SLM
Publié le 07 juillet 2017 à 12:20 | mis à jour le 07 juillet 2017 à 12:20

Le MCC entend investir environ 525 millions $ dans l'éducation et le transport en Côte d'Ivoire. Pour ce faire, un accord préalable du Congrès américain est nécessaire afin de procéder au décaissement.

Abidjan à l'écoute du Congrès américain pour un financement du MCC

Le Millennium Challenge Corporation (MCC) entend voler au secours d'Abidjan dans le cadre d'une proposition de budget du programme Compact. Car, cette institution envisage casser sa tirelire pour financer, à hauteur de 525 millions $ (environ 300 milliards de FCFA), les domaines de l'éducation et le transport en Côte d'Ivoire. Ainsi que l'explique le communiqué y afférent : « Deux domaines dans lesquels les investissements du MCC peuvent permettre de stimuler la croissance et le progrès économique, créant de nouvelles opportunités pour le peuple ivoirien. » Mais pour que ce financement soit effectif, le Congrès américain devra l'approuver préalablement.

Aussi, une rencontre capitale est-elle prévue entre le MCC et le gouvernement pour en négocier les modalités techniques et légales. Étape nécessaire pour le MCC avant « de soumettre une proposition adoptée du programme Compact à son Conseil d’administration en septembre. » Et c'est ce Conseil d'administration qui approuvera, in fine, le décaissement de ces fonds après les étapes susmentionnées.

Notons que le MCC est une agence indépendante du gouvernement américain. Elle a pour vocation de « réduire la pauvreté dans le monde à travers la croissance économique ». Mais pour bénéficier de cette subvention quinquennale, le pays doit se conformer à 13 des 20 indicateurs du tableau de notation du MCC.


La Côte d'Ivoire est donc sur une bonne dynamique économique, avec son taux de croissance qui avoisine les deux chiffres. Le succès de la récente émission d'Eurobond par le PM Amadou Gon Coulibaly atteste de la crédibilité internationale du pays. Toutefois, les Ivoiriens espèrent que ces financements permettront de générer davantage d'emplois. D'autant plus que la santé macroéconomique peine à influer sur le domaine microéconomique, qui est en peine. La fronde sociale et la grogne des corps constitués deviennent également de plus en plus assourdissantes.