Cameroun: les évêques présentent des preuves de l'assassinat de Mgr Jean-Marie Benoit Bala

Les évêques du Cameroun persistent pour démontrer l'assassinat de leur collègue, Mgr Jean-Marie Benoit Bala qui a perdu la vie il y a quelques mois ; il a été retrouvé dans les eaux du fleuve qui longe le bord de la Sanaga. Après une autopsie sous leur regard attentifs, ces derniers ont conclu à la thèse de l'assassinat.

L'assassinat de Mgr Marie Benoit Bala au Cameroun: les évêques brandissent des preuves

Les évêques du Cameroun ne veulent pas que la mort leur collègue, Mgr Jean-Marie Benoit Bala, soit occultée et passée sous silence. Il y a quelques mois Mgr Jean-Marie Benoit Bala trouvait la mort atrocement assasiné. Le régime de Paul Biya semble ne pas soutenir la thèse de l'assassinat. Pour ne plus que ces crimes crapuleux ne se produisent en leur sein, les évêques ont, maintes fois, fait des déclarations et espèrent faire plier le régime.

Pour les ministres de l'église catholique, il y a bien eu assassinat sur la personne de Mgr Jean-Marie Benoit Bala. Les preuves brandies par les évêques, après avoir été les témoins de l'autopsie faite sur le corps du défunt religieux, révèlent qu'il a été torturé jusqu'à ce que mort s'en suive avant d'être jeté dans le fleuve pour tenter de faire croire à la thèse de la noyade.

Tous étaient présents à la Cour d'appel pour entendre le verdict du Procureur Général qui a avancé la thèse de la "noyade". A cette annonce, on a pu entendre dans la salle d'audience, des propos sous forme de murmures, interprétés comme étant un refus des évêques du Cameroun d'avaler cette couleuvre voulant masquer un crime maquillé, alors qu'ils sont certains que leur collègue a été assassiné puis jeté à l'eau.

A la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé, où se trouvait la dépouille de Mgr Jean Marie Benoit Bala, on pouvait facilement voir les marques de violences qui demeuraient visibles sur le corps du défunt.

Le régime de Paul Biya maintient qu'il y a eu mort naturelle et non assassinat, tandis que les évêques soutiennent le contraire.