Chaude nuit en Côte d’Ivoire : Des tirs à Abidjan 2 plateaux et Yopougon...

L’avenir est incertain en Côte d’Ivoire où des décisions politiques sont suivies de tirs violents contre les positions des forces de l’ordre. Dans la soirée de ce mercredi à jeudi, plusieurs attaques des bases de policiers et gendarmes ont été signalées dans plusieurs quartiers d’Abidjan.

Des tirs d'armes lourdes plongent la Côte d'Ivoire dans l'instabilité

En effet, des coups de feu ont été entendus dans le quartier des 2 Plateaux au Vallon. Très vite, les habitants des environs de l’école de police ont aussi signalé des tirs aux abords de cette caserne. Plus loin, c’est l’École de Gendarmerie qui a également essuyé des tirs d’assaillants.

Et les attaques aux armes lourdes ne s’arrêtent pas là. Le commandement du CCDO, l’ancienne BAE située dans le quartier de Yopougon, a aussi été attaqué cette nuit. Plusieurs blessés sont évoqués par les populations qui signalent une tentative de pénétration d’un groupe d’individus solidement armés.

Dans le secteur d’Ananeraie, toujours à Yopougon, une scène de guérira urbaine est présentée par les habitants. Des rafales de balles déchiraient le ciel du quartier encore entre 00h et 1h du matin, jeudi. Les habitants des immeubles de ce quartier descendent des hauteurs pour se réfugier dans les rez-de-chaussée, disent-ils pour éviter de prendre une balle perdue.

La Côte d'Ivoire s'enfonce dans la violence

La tension est montée d’un cran alors que le président Alassane Ouattara vient de bombarder son protégé Hamed Bakayoko ministre de la Défense. Selon Koaci.com, cette nomination aurait été faite à dessin pour en découdre avec le clan Soro Guillaume, président de l’Assemblée nationale, accusé par le pouvoir de déstabiliser son régime. Ce dernier est en déplacement en France d’où il devait revenir cette nuit. Son voyage devait être reporté sur conseil de ses proches.

Ces troubles reprennent en Côte d’Ivoire à moins de deux jours du début des jeux de la Francophonie. Des soldats démobilisés après la crise post électorale avaient menacé de perturber ces jeux si le gouvernement ne versait pas les 18 millions de FCFA de primes auxquels ils prétendent avoir droit.

Après avoir attaqué et pris les armes du CCDO, le commando invisible s'est retranché. Il promet d'autres attaques sur plusieurs fronts. Menace même les jeux de la francophonie et dénonce l'injustice. Ces derniers disent vouloir mettre de l'ordre dans le pays. Il faut noter que des attaques similaires avaient été repoussées par les forces de l'ordre dans la nuit du 14 au 15 juillet dernier.

Nous y reviendrons.