Gabon : Marie-Madeleine Mborantsuo, très bien à la Cour constitutionnelle...

Par Gary SLM
Publié le 21 juillet 2017 à 09:19 | mis à jour le 21 juillet 2017 à 09:19

Marie-Madeleine Mborantsuo n'a nullement l'intention de partir de la Cour constitutionnelle avant le terme de son mandat. En dépit des diatribes dirigées contre sa personne, elle se sent bien à la tête de la plus haute juridiction gabonaise.

Marie-Madeleine Mborantsuo et la Cour constitutionnelle, une union à vie ?

Depuis qu'elle a tranché le contentieux électoral au Gabon, Marie-Madeleine Mborantsuo semble s'être placée dans l'oeil du cyclone. En effet, la présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise fait l'objet d'attaques incessantes aussi bien au Gabon qu'en Europe. Tandis que l'opposition proche de Jean Ping l'accuse d'avoir complaisamment fait pencher la balance du côté d'Ali Bongo Ondimba lors du contentieux électoral de 2016, elle est également soupçonnée de détournements de fonds publics et blanchiment en bande organisée du côté de l'Hexagone.

Toutefois, l'ex-compagne de feu le président Omar Bongo n'entend pas pour autant se laisser fragiliser par toutes ces allégations. Raison pour laquelle, à 62 ans révolus, elle compte aller jusqu'au terme de son mandat à la tête de cette institution. En poste depuis sa création en 1991, Mme Mborantsuo achèvera son énième mandat en octobre 2019. Et c'est seulement à partir de cette échéance qu'elle envisagerait d'autres éventualités. Les propositions de postes ne lui font pourtant défaut, eu égard à sa longue expérience.


Pour confondre ses détracteurs, elle avait déclaré lors d'une entrevue : « Certains m’en veulent parce que des décisions rendues par la Cour lors de différents scrutins ne leur ont pas permis de remporter le mandat électif qu’ils convoitaient. Ils estiment que j’aurais dû accomplir ce miracle. » Cette ironie faite par la dame de fer traduit à souhait son état d'esprit actuel. N'en déplaise à ceux qui veulent la congédier avant son temps. Notons que les camps Bongo et Jean Ping se regardent toujours en chiens de faïence.