Côte d'Ivoire : Issiaka Konaté veut couper la route aux migrants clandestins

Par Gary SLM
Publié le 22 août 2017 à 14:54 | mis à jour le 22 août 2017 à 14:54

La Côte d'Ivoire avait été classée championne d'Afrique de l'immigration clandestine eu égard aux taux des migrants prenant leur départ de ce pays ouest-africain. Issiaka Konaté entend donc couper la route à ces migrants clandestins par une action concertée avec des ONG.

Issiaka Konaté déclare la guerre aux migrants clandestins

Longtemps pointée du doigt comme en tête de l'immigration clandestine, la Côte d'Ivoire a quelque peu amélioré son score. Mais les Autorités ivoiriennes entendent mettre fin à cette migration irrégulière sans toutefois stigmatiser les candidats à l'immigration. Aussi, Issiaka Konaté, directeur général des Ivoiriens de l’extérieur, a-t-il pris son bâton de pèlerin pour combattre le fléau. Lors d'une conférence de presse, il a tenu à faire d'entrée cette mise au point : « La Côte d’Ivoire est toujours parmi les 4 premiers. Mais il s’agit de présumés Ivoiriens. Parce que tous ceux qui partent de la Côte d’Ivoire ne sont pas forcément de nationalité ivoirienne. »

Poursuivant, M. Konaté ajoute : « Les pays de l’Afrique de l’Ouest ont un véritable problème avec la migration irrégulière. Il faut des efforts concertés pour mettre fin à cela. Il faut, au niveau de la Côte d’Ivoire, une bonne coordination des actions que nous menons sur le terrain. Avant de l’étendre à toute la Cedeao. »

Pour ce faire, il a décidé d'associer une vingtaine d'ONG à ce combat. Ces dernières auront pour rôle de sensibiliser toutes les personnes tentées d'emprunter cette voie périlleuse de l'immigration clandestine. Mais, il attend de ces Organisations non gouvernementales (ONG) « du sérieux sur le terrain », car ce sont elles qui vont être le relai de la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur sur le terrain. Le Directeur indique par ailleurs qu'en amont, tout sera « coordonné pour que le message qui passe soit adapté au contexte ».


Notons que l'immigration irrégulière est devenue le sport favori de bon nombre d'Africains. Les filières ouest-africaines de ce fléau sont de plus en plus florissantes. Les images de ces personnes qui périssent par milliers dans le désert ou dans la Méditerranée devraient pourtant être dissuasives. Cependant, les départs sont de plus en plus nombreux.