Côte d'Ivoire : Les ménages les plus pauvres localisés dans l'ex-zone CNO

Par Gary SLM
Publié le 29 août 2017 à 12:37 | mis à jour le 29 août 2017 à 12:37

L'Enquête du niveau de vie des ménages a localisé les ménages les plus pauvres du pays dans l'ex-zone CNO. Ces 35000 ménages considérés comme les plus indigentes percevront chacune une allocation trimestrielle de 36.000 FCFA jusqu'en 2020.

L'État soulage les ménages les plus pauvres dans l'ex-zone CNO

Le gouvernement ivoirien entend lutter efficacement contre la pauvreté en Côte d'Ivoire. Pour ce faire, le ministère de l'Emploi et de la Protection sociale a initié un projet dit des filets sociaux productifs. Le Coordonnateur Kipéya Koné a rendu publics les résultats de l’Enquête du Niveau de Vie des Ménages 2015 (ENV 2015). Au terme de cette enquête, les 35000 ménages les plus pauvres ont été identifiées et localisés dans les zones rurales de 12 régions du Centre, du Nord et de l’Ouest de la Côte d'Ivoire. Cette zone était naguère connue sous le nom de zone CNO et occupée par les ex-mouvements rebelles depuis 2002.

Grâce à un financement de la Banque mondiale à hauteur de 25 milliards de FCFA et d'une contrepartie de l'État de Côte d'Ivoire de 2,5 milliards de FCFA, ces ménages auront d'une allocation trimestrielle de 36000 FCFA jusqu'en 2020. Ces ménages bénéficieront en outre de mesures complémentaires (nutrition, scolarisation, salubrité, vaccination, lutte contre les violences).

Lors de la phase pilote, Jean-Claude Kouassi, ministre de l'Emploi et de la Protection sociale, déclarait : « C’est une aide dont le but est d’améliorer les conditions de vie des personnes qui vivent avec vous en termes de nourriture, d’accès des enfants à l’école et de suivi de leur santé. »

Cependant, certains observateurs s'offusquent du fait que cette manne soit circonscrite pour l'instant à l'ex-zone rebelle. D'autant plus que d'autres Ivoiriens de l'ex-zone gouvernementale croupissent dans une indigence criante. D'aucuns vont jusqu'à assimiler cette aide gouvernementale à un soutien à d'anciens proches de la rébellion.

Quoi qu'il en soit, durant la décennie de crise militaro-politique, cette zone a connu les affres de la guerre. Plusieurs personnes ont perdu tout ce qu'elles possédaient comme biens. Aussi, aider ces personnes démunies est un geste hautement humanitaire qui mérite d'être encouragé. Toutefois, l'étendre à l'ensemble du territoire serait véritablement salutaire, selon une certaine opinion.

Mais l'Etat ivoirien a-t-il actuellement les moyens d'étendre ses actions ? Si oui, comment procéder pour que cette aide parvienne aux vrais concernés ? Les initiateurs entendent par ailleurs payer les bénéficiaires par mobile money.



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