Côte d'Ivoire : 2020, le cercle Soro s'agrandit d'un autre mouvement de soutien

Par Gary SLM
Publié le 30 août 2017 à 12:43 | mis à jour le 30 août 2017 à 12:43

Démon pour les uns, ange pour les autres, Guillaume Soro continue de tisser sa toile. Un autre mouvement de soutien vient de faire allégeance au PAN. Les choses semblent donc se préciser pour lui quant à l'alternance 2020.

Guillaume Soro se positionne pour 2020 avec un autre mouvement de soutien

Pour la bataille de la présidentielle de 2020, il est important et opportun d'avoir des soutiens indéfectibles. C'est conscient de cette réalité que Guillaume Soro est indéniablement en train d'élargir son cercle. Le Mouvement dynamique et travailleur pour Guillaume Kigbafori Soro (MDT-GKS) vient, en effet, de voir le jour le week-end dernier. Pour Yao Laurent Yao qui en est le président, il s'agit d'oeuvrer à la cohésion et à la réconciliation vraie entre Ivoiriens, tel que prôné par le président de l'Assemblée nationale ivoirienne.

Aussi, entend-il parcourir l'ensemble du territoire national pour rallier à leur cause l'ensemble des Ivoiriens. D'autant plus que la réconciliation nationale est quelque peu en berne. Le tissu social est encore très fragile et les Ivoiriens continuent de se regarder en chiens de faïence. C'est du moins le constat de ce nouveau mouvement pro-Soro qui dit épouser entièrement la vision de son mentor. Ce dernier avait lancé, lors de la rentrée parlementaire du 3 avril dernier, l'appel au pardon et à la réconciliation.

Cependant, d'aucuns indiquent que la réconciliation ne serait qu'un alibi pour l'ex-leader du MPCI (ex-rébellion) pour se positionner en 2020. L'Alliance du 3 avril d'Alain Lobognon, l'Union des soroïstes (UDS) de Méïté Sindou, l'Alliance des Forces Nouvelles (AFN) de Félicien Sékongo, le MDT-GKS et bien d'autres clubs de soutien ne sont que des bras séculiers pour accompagner le PAN sur la route du pouvoir.


Des obstacles, et non des moindres, semblent pourtant se dresser sur la route de l'ex-leader de la FESCI. Car pour le député Abel Djohoré, ex-FN « demander pardon à Ouattara est la seule voie qui s'offre à Soro ». Mais Soro Kanigui, un autre député pro-Soro, rétorque : « Soro n'a pas trahi personne. »



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