Cameroun/crise anglophone: Paul Biya fait libérer des anglophones à deux jours de la rentrée scolaire

Alors qu'il a déployé des milliers de soldats en zone anglophone au Cameroun pour y rendre possible la rentrée scolaire, le Président Paul Biya, pour faire chuter la tension socio-politique montée d'un cran à cause de la crise anglophone, a fait libérer des manifestants anglophones arrêtés lors des heures chaudes.

Paul Biya et la panacée de la liberté accordée aux anglophones dans la crise qui les oppose

Le Président du Cameroun, Paul Biya vient de libérer plus d'une cinquantaine de manifestants anglophones interpellés lors du déclenchement de la crise anglophone. Il s'agit pour le numéro un camerounais de faire baisser les tensions au Cameroun, notamment dans cette partie mouvementée et par ricochet, faire en sorte que la rentrée des classes se déroule dans un climat de paix total.

Cette sorte de grâce présidentielle ne concerne pas les plus caïds des manifestants anglophones, c'est-à-dire ceux qui se sont rendus coupables de meurtres, de coups et blessures prémédités sur d'innocentes victimes ou encore ceux qui ont foulé au pied les emblèmes nationaux dans leur élan sécessionniste.

Ces derniers sont maintenus en prison et devront comparaître devant les tribunaux appropriés pour connaître leur sort. Le Ministre camerounais de la communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary juge ici la décision prise par le Président Paul Biya, « conforme aux dispositions de l’article 13 alinéa 4 de la loi n°2017/012 du 12 juillet 2017 portant code de justice militaire ».

Pour lui, « le Président de la République, peut en effet prescrire l’arrêt à tout moment, avant le prononcé du jugement, de toute poursuite pénale devant le tribunal militaire, en fonction des impératifs qu’il lui apparaît nécessaires de faire valoir. Il ne s’agit pas d’une immixtion de l’exécutif, ni d’une atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire, mais d’une simple application des textes législatifs régissant l’organisation de la justice », précise t-il au sujet de la loi en question.

Notons que le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres avait suggéré au Président Biya la voie du dialogue pour aplanir les différents entre les parties francophone et anglophone du Cameroun. Cette action du Président Biya est un pas vers l'apaisement dans le pays.