Côte d'Ivoire : La vendetta des populations civiles contre les "microbes"

Par Gary SLM
Publié le 12 septembre 2017 à 13:59 | mis à jour le 12 septembre 2017 à 13:59

Les populations civiles de Cocody ont lancé une expédition punitive contre des microbes, ce dimanche, dans le quartier d'Angré. Le jeune délinquant appréhendé n'a pu survivre aux nombreux coups qu'il a reçus après son forfait. Ainsi va la répression contre les microbes à travers la capitale ivoirienne.

Populations civiles - microbes, la guerre est déclarée

Face à l'insécurité grandissante à Abidjan, les populations civiles ont décidé de prendre leur destin en main. Ainsi, lorsqu'une agression est signalée quelque part, ces dernières s'y déportent afin d'apporter la réplique aux agresseurs. Le dimanche dernier, non loin du Commissariat du 22e arrondissement d'Angré, un microbe a été froidement abattu. Il ressort des faits qu'un jeune homme a été surpris en train d'agresser deux personnes à l'arme blanche à Angré-Sicogi, aux environs de 22 heures. En réponse à une alerte, l'agresseur, la vingtaine, a aussitôt été rattrapé et roué de coups. Les vengeurs l’ont également brulé vif, avant que la police ne vienne faire le constat de la tragédie.

Cette "justice populaire", qui n'est certes pas à encourager, se trouve pourtant être le dernier recours des populations abidjanaises. D'Abobo à Yopougon en passant par Adjamé ou encore Koumassi, des groupes d'autodéfense s'organisent pour suppléer l'absence ou l'insuffisance des forces de l'ordre. Aussi, des ménages et autres habitants des quartiers n'hésitent-ils pas à se cotiser pour soutenir financièrement leurs protecteurs.

Cependant, le rôle des Autorités ivoiriennes est de plus en plus décrié par certains analystes. Ces derniers trouvent que l'État n'en fait pas suffisamment pour éradiquer ce fléau. La nouvelle appellation de ces jeunes délinquants à savoir "enfants en difficulté avec la loi" s'interprète par des observateurs comme une main protectrice pour ces enfants sans foi ni loi. Mais si l'on n'y prend garde, la loi du Talion "oeil pour oeil, dent pour dent" refera surface dans une Côte d'Ivoire qui se veut un Etat de droit. Les Autorités ivoiriennes sont donc interpellées afin de trouver une solution efficace à ce fléau. En dépit de l'"Opération Épervier" et du centre de réinsertion de ces enfants, le phénomène est encore omniprésent.




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