Cameroun: des prisonniers privés de visite à Yaoundé

Par Gary SLM
Publié le 18 septembre 2017 à 15:23 | mis à jour le 18 septembre 2017 à 15:23

A Yaoundé, au Cameroun, toutes les prisons ne sont pas logées à la même enseigne. Il existe des prisonniers privés de toute visite, notamment le genre d’approche effectuée par les acteurs de la défense des droits de l’homme comme ce fut le cas de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl).

Pas de visite pour certains prisonniers de Yaoundé

C’est avec un pincement au cœur que les responsables de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) ont fait le constat amer de certaines prisons de la capitale camerounaise, Yaoundé, où des détenus sont privés de toute visite d’organisation de défense des droits de l’homme.

Dans le quartier général (QG) de la Gendarmerie de Yaoundé, il y a des cellules où résident des caïds et gros morceaux de la politique au Cameroun, que le gouvernement n’aimerait pas qu’on approche, surtout en ces heures si sensibles où la crise anglophone reste toujours vive de toutes parts.

La CNDHL explique ici le fond du problème en accusant les autorités gouvernementales compétentes dans cette affaire d’interdire toute visite d’organisations de défense des droits de l’homme d’entrer en contact avec les reclus des cellules du Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed). De façon précise, elle pointe du doigt le Commissaire du gouvernement.

Ce dernier qui répond au nom du gouvernement, se défend en prétextant qu’il n’a pas reçu l’autorisation de sa hiérarchie. Par conséquent, il ne peut donner de suite favorable à la requête persistante de la CNDHL.

Pour rappel, Amnesty international avait rédigé un rapport poignant faisant état de l’existence de lieux de torture à la Direction Générale des Renseignements Extérieures (Dgre), à la base du Bataillon Rapide d’Intervention (Bir), et à la Direction de la Surveillance du Territoire (Dst).

La CNDHL entend porter plainte contre le gouvernement pour privation flagrante de liberté des prisonniers incarcérés dans ces endroits impénétrables.