Burkina : Blaise Compaoré et ses hommes toujours indésirables au Faso

Par Gary SLM
Publié le 21 septembre 2017 à 14:09 | mis à jour le 21 septembre 2017 à 14:09

Le nom de Blaise Compaoré hante encore les esprits au pays des hommes intègres. Des tentatives visant à réhabiliter l'ancien régime sont de plus en plus dénoncées par les organisations de la société civile.

Blaise Compaoré, persona non grata au Faso

Il n'est pas question de restaurer l'image de Blaise Compaoré, encore moins son régime, au Burkina Faso. Tel est le combat du Rassemblement des organisations de la société civile qui entend tourner définitivement la page de l'ex-dictateur. Aussi, « toutes tentatives de restauration de l’ancien régime » est d'emblée combattue par ces éveilleurs de conscience. A en croire les leaders de ce regroupement d'une vingtaines d'organisations de la société civile, le nom de l''ex-président est toujours cité dans des tentatives de déstabilisation du nouvel ordre établi par la volonté du peuple burkinabé. Par conséquent, son retour d'exil ou la libération des généraux Bassolé et Diendéré, ses proches, sont d'office écartés.

Pour le porte-parole du Rassemblement, Augustin Sawadogo, alias Océan (artiste musicien) : « Il faut tirer la sonnette d’alarme avant que le Burkina ne tombe dans la dérive. » Poursuivant sur cette lancée, le coordonnateur du Rassemblement, l’artiste Dick Marcus (Dicko Oumarou Moussa) déclare : « Aujourd’hui, certains Burkinabè ont choisi d’emprunter le mauvais chemin. » Une mobilisation populaire est donc prévue afin de faire barrage à ce plan qui plongerait le pays dans l'obscurantisme. Cette rencontre aura lieu le dimanche 1er octobre prochain, à la maison du peuple de Ouagadougou. Les organisateurs entendent, par cette organisation, dire non à la déstabilisation du pays et à la manipulation de l'opinion.

Pendant ce temps, le Cadre d'Expression Démocratique (CED) entend organiser une contre-manifestation, le 7 octobre prochain, pour un meeting de « veille citoyenne ». Le but de ce rassemblement est de protester contre la « malgouvernance et les détentions arbitraires. » Jugé proche Blaise Compaoré, son président Pascal Zaïda reste intransigeant sur le maintient de son meeting en dépit des critiques qui fusent contre lui.


Certains observateurs s'inquiètent, car les prochains jours s'annoncent tumultueux à Ouagadougou. Cette situation cristallise davantage déjà les attentions. D'autant plus que la menace terroriste plane encore.



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