Côte d'Ivoire : Le Commissariat du 34e arrondissement attaqué, des armes emportées

Par Gary SLM
Publié le 27 septembre 2017 à 14:30 | mis à jour le 27 septembre 2017 à 14:30

Alors que l'on croyait l'époque des attaques de postes de police et de gendarmerie révolue, qu'une autre attaque survient. Le commissariat du 34e arrondissement d'Abobo a été attaqué en plein midi par des hommes en armes.

Des hommes armés mettent à sac le commissariat du 34e arrondissement

Depuis la crise postélectorale, Abobo s'apparente à un véritable Far West où les gangs semblent agir en toute impunité. Les stigmates laissés par la guerre et les pontes du commando invisible semblent également avoir pignon sur rue. Outre l'insécurité entretenue par les microbes et autres bandits de grand chemin, d'autres faits gravissimes s'ajoutent à cette longue liste. Le commissariat du 34e arrondissement vient, en effet, d'être la cible d'une attaque armée.

Il ressort des faits que quatre individus armés ont fait irruption dans ledit commissariat de police aux environs de 12 heures. Ils ont par la suite mis en respect tous les policiers trouvés sur les lieux, avant de faire main basse sur la poudrière. Aucune arme n'a tonné durant cette opération qui n'a duré que 10 minutes. Les quidams sont, cependant repartis sur leurs motos de types KTM, emportant avec eux deux kalachnikovs et un pistolet d'assaut. L'arrivée du CCDO sur les lieux, quelques heures plus tard, n'a pas permis de mettre le grappin sur les assaillants.


Cette énième attaque s'inscrit apparemment dans la série d'attaques ciblant des postes de police et de gendarmerie qui secoue la Côte d'Ivoire depuis un certain temps. Le président Alassane Ouattara avait initié l'« Opération Ceinture » pour lutter contre toutes ces attaques. Cette opération consistait à mobiliser toutes les Forces de défense et de sécurité (militaires, gendarmes et policiers) afin de quadriller plusieurs localités du pays, dont Bouaké, Korhogo, Fresco, Adzopé, récentes cibles d'attaques armées. Ces forces effectueront par ailleurs des patrouilles permanentes dans un rayon de 100 m autour d'Abidjan. Mais avec cette autre attaque perpétrée en plein midi au coeur de la capitale ivoirienne, l'on pourrait dire que la Côte d'Ivoire n'est pas encore sortie de l'ornière.