Cameroun : Régions anglophones, John Fru Ndi dit non à la sécession

Par Gary SLM
Publié le 28 septembre 2017 à 22:34 | mis à jour le 28 septembre 2017 à 22:34

Face aux velléités sécessionnistes des régions anglophones du Cameroun, l’opposant Ni John Fru Ndi, lui-même anglophone, a indiqué sa désapprobation contre des messages appelant à l’indépendance desdites régions.

John Fru Ndi opposé à l’indépendance des régions anglophones

La tension est toujours vive dans le nord-ouest et le sud-ouest (régions anglophones) du Cameroun. Le mouvement de protestation sociopolitique qui sévit dans le pays depuis plusieurs mois est rentré dans une phase active ces derniers jours. Le leader du Social Democratic Front (SDF), Ni John Fru Ndi, le chef de file de l’opposition camerounaise a donc fait savoir qu’il était contre une éventuelle indépendance de la partie anglophone du Cameroun.

Cette déclaration fait suite aux récents événements qui ont secoué le pays. Depuis quelques mois, les ressortissants de cette partie du Cameroun sont, en effet, très remontés contre le pouvoir actuel. Ils accusent par ailleurs le pouvoir du président Paul Biya de les marginaliser. Des incidents avaient alors éclaté, provoquant de nombreux dégâts. Mais à quelques jours du 1er octobre, jour anniversaire de la naissance de la République fédérale du Cameroun suite à la réunification du Cameroun français et du Southern Cameroon britannique, des idées sécessionnistes sont de plus en plus dans les esprits.


L’idée prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Certains leaders retranchés à l’étranger envisagent même la création d’un hymne, d’un drapeau, d’un passeport et même d'une monnaie censée remplacer le franc CFA actuellement utilisé dans le pays. Devant cette défiance, le leader anglophone a réitéré son attachement au fédéralisme. Toutefois, il n’a pas manqué de faire endosser la responsabilité de cette situation au président Biya. Il espère par ailleurs que des actions concrètes seront menées par ce dernier en vue de faire redescendre la tension. Mais rien n'est sûr dans la mesure où observateurs redoutent une recrudescence des violence à l’approche de la date anniversaire. A moins que les Autorités camerounaises œuvrent à apaiser les tensions.




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