CPI: Le maintien en détention de Gbagbo jugé "arbitraire" par Aboudramane Sangaré

La frange du Front Populaire Ivoirien (FPI) d' Aboudramane Sangaré a jugé "arbitraire" le maintien en détention Laurent Gbagbo, décidé par la Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI), dans un communiqué dimanche.

Gbagbo, le FPI taxe d'arbitraire la décision de la CPI de le maintenir en détention

"Le Front populaire ivoirien considère que ladite décision qui est arbitraire sur le plan de l’application du droit, n’est équitable ni sur le plan de l’éthique ni sur celui de la morale", indique le communiqué.

Le 26 septembre, la Chambre de première instance de la CPI a considéré "que la détention demeure la seule mesure qui garantisse la participation de M. Gbagbo au procès, et qu'elle est donc raisonnable, appropriée et nécessaire’’.

Avant de rendre cette décision, la Chambre dit avoir “examiné plusieurs facteurs’’ parmi lesquels “l'existence d'un réseau de partisans de M. Gbagbo qui pourrait l'aider à échapper à la justice, le risque que ce réseau entrave ou compromette les procédures à travers des pressions ou actions coercitives sur les témoins, ainsi que l'existence d'une incitation claire pour M. Gbagbo à prendre la fuite’’.

Pour Aboudriamane Sangaré, la présomption d’innocence n'est pas respectée par la CPI

Cette décision de maintenir M. Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité, est intervenue un peu plus de deux mois après que la chambre d'appel a cassé le 19 juillet une décision refusant de libérer l’ancien président pour le reste de son procès et ordonné à la chambre de première instance de réexaminer sa situation.

Selon la frange du FPI menée par Aboudriamane Sangaré, la décision de rejet de la liberté provisoire de Gbagbo ne prend pas en compte plusieurs éléments dont "la durée excessivement longue" de sa détention préventive et "le principe sacré de la présomption d’innocence dont doit bénéficier toute personne en matière de procédure judiciaire".

Ce camp du FPI "encourage la défense (de M.) Gbagbo à utiliser les voies de droit qu’elle juge appropriées pour contrecarrer cette décision politique".