Burkina-Affaires judiciaires : Roch Kaboré demande de "laisser" les juges et magistrats" libres

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a demandé lundi lors de la rentrée judiciaire 2017-2018 aux populations de "laisser" les juges et les magistrats "trancher en toute quiétude" les dossiers judiciaires, à l’ouverture de la rencontre à Ouagadougou.

Roch Marc Christian Kaboré veut des décisions de justice dans la sérénité

"Nous devons travailler à ce que les décisions de justice participent non seulement à la consolidation de la paix sociale, mais également à renforcer le tissu social de notre pays, cela est important à dire", a déclaré le chef de l’État qui demande aux populations de "faire confiance à notre justice et laisser les juges et magistrats trancher en toute quiétude en tout respect des droits".

Cette rentrée judiciaire est une "occasion d’introspection pour voir ce qui a été déjà fait, les insuffisances, ce que nous devons faire pour améliorer la justice de notre pays pour les années avenir", a poursuivi M. Kaboré.

Il a exhorté les acteurs judiciaires à "véritablement travailler pour être en phase avec les demandes (des populations) parce que la justice est rendue au nom du peuple burkinabé".

L'appel de Roch Kaboré aux magistrats du Burkina Faso

"Je lance un appel pressant à tous les magistrats évoluant dans différentes juridictions à l’ardeur au travail à traiter les dossiers de façon diligente pour permettre que les décisions sortent" en ce qui concerne les affaires de l’insurrection et du putsch très attendues par les populations, a appelé Thérèse Sanou/Traoré, présidente du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM).

Elle a signifié que les dossiers des généraux Djibril Bassolé et Gilbert Diendéré, présumés impliqués dans le putsch manqué du 16 septembre 2015 "ne sont pas politique, mais plutôt des procès de crimes de sang" qui "sont des crimes de droits communs".

De nombreuses voix, surtout les partis d’opposition et alliés des Organisations de la société civile jugent l’arrestation des deux généraux politiques, raison pour laquelle après de détention, il n’y a toujours pas de jugement les concernant.