Côte d'Ivoire : Méité Sindou dévoile les plans de Guillaume Soro pour 2020

Par Gary SLM
Publié le 04 octobre 2017 à 13:56 | mis à jour le 04 octobre 2017 à 13:56

Guillaume Soro sera-t-il candidat à la présidentielle de 2020 ? Si oui, dans quelle condition ? Loin de répondre à l'affirmative, Méïté Sindou lève toutefois un coin de voile sur ce que son mentor entend faire.

Pour 2020, Méïté Sindou trace la voie de Guillaume Soro

La présidentielle de 2020 s'annonce très ouverte en Côte d'Ivoire. Et les potentiels candidats s'activent d'ores et déjà dans leurs différents états-majors pour se mettre en pole position. Aussi, plusieurs intentions sont-elles prêtées à Guillaume Soro qui ne s'est pourtant pas encore déclaré officiellement candidat. N'empêche que Méïté Sindou, proche du président de l'Assemblée nationale ivoirienne, a évoqué ce qui se trame actuellement dans leur camp.

Sur les rumeurs faisant état de la création d'un parti politique par M. Soro, l'ex-Secrétaire à la Bonne Gouvernance s'est voulu formel : « Il (Soro, NDLR) estime que nous avons assez de partis politiques en Côte d’Ivoire aujourd’hui. Et que ces derniers ne garantissent pas, de toute façon, une légitimité populaire. Pour lui, il y a de nos jours d’autres formes d’organisations politiques permettant de porter la voix de nombreux Ivoiriens. » Rappelons que Soro était absent au 3e Congrès du RDR. Cette absence très remarquée a donc suscité plusieurs commentaires sur son intention de prendre son indépendance vis-à-vis du parti présidentiel. Alors qu'il en est le député à Ferkessédougou. Son rapprochement avec Henri Konan Bédié est également mal perçu par certains cadres de la rue Lepic (siège du RDR).

Les calculs politiques de Méïté Sindou

L'ancien journaliste de Le Patriote s'est visiblement mué en homme politique aux côtés du PAN. Pour ce faire, il indique la stratégie qui est la leur pour les futures échéances électorales : « Nous sommes des acteurs politiques. Nous travaillons sur le terrain pour construire, année après année, le socle de notre légitimité. En 2020, selon l’avancement de ce travail, nous aviserons. »

Poursuivant sur sa lancée, il ajoute : « Mais, pour nous, et pour paraphraser Guillaume Soro lui-même, il n’y a pas de fétichisme à avoir sur l’agenda électoral de 2020. Autrement dit, nous ne sommes pas arc-boutés sur les élections. Nous faisons de la politique, certes, mais nous sommes avant tout des patriotes, attachés à la stabilité et à la grandeur de la Côte d’Ivoire. Nous sommes totalement ouverts à la discussion et à la préparation d’un mécanisme d’alternance en 2020. »

Revenant sur les raisons de son récent limogeage par le président Alassane Ouattara, Méïté Sindou indique : « Le chef de l’État et son Premier ministre me reprochent d’avoir participé à la rentrée politique de l’Union des Soroïstes (UDS). Il ne s’agirait donc pas d’une cause administrative, mais clairement d’un abus d’autorité et de pouvoir de la part du chef de l’État. Tout s’est passé comme si j’étais coupable d’un délit d’opinion. » Il affiche cependant une conviction à toute épreuve. « Pour le reste, je n’ai aucun regret. Aucun », conclut-il.