France-Afrique : Le franc CFA, un filet de Sécurité pour les Africains, selon Bercy

Par Gary SLM
Publié le 06 octobre 2017 à 19:21 | mis à jour le 06 octobre 2017 à 19:21

À Bercy, les ministres des Finances de la zone franc se sont retrouvés pour la deuxième réunion semestrielle de l’année. Même si la question d'une sortie de la zone n'a pas été au menu des discussions, certains ont tout de même donné leur point de vue sur le franc CFA.

Franc CFA, des Africains donne leur avis à Bercy

Alors que la polémique se fait de plus en plus grande autour du franc CFA, les ministres des Finances des pays ayant cette monnaie en commun se sont réunis à Paris, ce jeudi 5 octobre. L'objectif de cette réunion, la deuxième du genre, était d'évoquer la réduction des déficits publics, la diversification des économies et l'augmentation des recettes, en faisant notamment rentrer le secteur informel dans le système fiscal. Aussi, les acteurs africains de cette réunion et quelques responsables français n'ont-ils pas manqué de répondre aux critiques de plus en plus nombreuses formulées contre cette monnaie.

Ainsi, à en croire une source au ministère de Bercy : « La France est, via le franc CFA, un filet de sécurité régional des pays africains de la zone. » La question sur une éventuelle sortie de la zone n'a donc pas été l'ordre du jour de cette rencontre. À ceux qui réclament la création d'une nouvelle monnaie et le détachement de l'euro, Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a indiqué : « Si chaque pays avait sa propre monnaie, la situation ne serait pas pareille ». Avant d'ajouter : « La zone franc est un gage de stabilité économique. »


Précisons par ailleurs que le franc CFA suscite une vive polémique actuellement en Afrique après l'acte posé par Kémi Séba. Amadou Ba, ministre sénégalais des Finances a reconnu qu’un débat existe bien à ce sujet : « Dans nos instances, on discute, parce qu’il n’y a pas de relation figée, non. Il y a un débat qui a cours. » Avant de reconnaitre par ailleurs : « Nous n’en avons pas parlé et nous n’avons pas évoqué les questions de parité. Donc c’est le statu quo pour encore longtemps. »