Côte d'Ivoire : Par manque d'argent, la CPI suspend le procès Gbagbo

Au terme de la déposition de l'expert Eric Bacard, la CPI a annoncé une autre suspension du procès Gbagbo. Le juge -président Cuno Tarfusser a évoqué un manque d'argent pour justifier sa décision.

La CPI n'a pas d'argent, Gbagbo maintenu en prison

La Cour pénale internationale (CPI) continue de se parfumer au goût des scandales. Et ce, au détriment de ses justiciables. Après le gros pavé jeté dans la mare par Mediapart au sujet des faits de corruption impliquant l'ancien procureur Luis Moreno Ocampo, voilà un autre impair qui vient discréditer cette justice internationale. Le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé vient à nouveau d'être suspendu. Ainsi que le justifie le juge-président Cuno Tarfusser après le témoignage du médecin légiste Eric Bacard : « Il ne me reste plus qu'à lever l'audience, et nous allons reprendre le 6 novembre. Puisqu'il y aura d'autres procès en cours, nous n'avons pas suffisamment d'argent pour mener de front trois procès simultanés. » Poursuivant, le magistrat italien ajoute : « C'est l'une des raisons de ce décalage. »

La messe est ainsi dite. L'ex-président ivoirien qui vient de se voir refuser une énième demande de mise en liberté provisoire sera maintenu en prison avec son dernier ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé. Attendant, bien sûr, la reprise de leur procès après près d'un mois de suspension. Et pourtant, certains observateurs s'insurgent contre la lenteur de ce procès qui est du reste très suivi.

D'aucuns voient en cette suspension, la confirmation de la théorie du complot pour maintenir Gbagbo en prison, aussi longtemps qu'Alassane Ouattara sera au pouvoir. Ceux indiquent par ailleurs que la CPI se prévaut de ses propres turpitude pour maintenir l'ex-président ivoirien en détention. Toutefois, les avocats des accusés s'activent pour obtenir une libération provisoire de leurs clients. À défaut, la célérité du procès pourrait être l'autre alternative.

Notons par ailleurs que des voix s'élèvent de plus en plus pour réclamer des enquêtes contre des pro-Ouattara. La procureur Fatou Bensouda aurait transmis un message au président Ouattara pour intensifier les enquêtes contre les anciens rebelles.

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