Côte d'Ivoire : Affaire Soul to Soul, le GPS, pro-Soro, met en garde le président Ouattara

Par Gary SLM
Publié le 17 octobre 2017 à 11:39 | mis à jour le 17 octobre 2017 à 11:39

L'affaire Soul to Soul pourrait éclabousser plusieurs personnalités au sommet de l'État, dont le président Alassane Ouattara. Voilà pourquoi le GPS, pro-Soro, appelle à renoncer au procès contre le chef du protocole du PAN.

L'affaire Soul to Soul, un camouflet pour Ouattara, selon le GPS pro-Soro

Les soutiens de Kamaraté Souleymane dit Soul to Soul ne cessent de se multiplier et de s'activer pour sa libération. Le Groupe de Paris pour Soro (GPS) intervient, quant à lui, avec un ton beaucoup plus particulier. Ce mouvement de la diaspora proche de Guillaume Soro entend tirer la sonnette d'alarme sur les conséquences d'un tel procès. Aussi, Jean-François Konan Diby qui en est le président indique-t-il : « Un procès compromettrait de nombreuses figures de la République, le régime et la nécessaire discrétion à observer sur le système de défense et sécurité du pays. » Avant d'appeler le président Alassane Ouattara à « prendre des dispositions sages en vue de protéger le secret défense ».

Poursuivant, cet autre lieutenant du président de l'Assemblée nationale ivoirienne remet en cause la procédure dirigée contre l'un des leurs. Car selon lui « la convocation envoyée par les services de la gendarmerie à M. Kamaraté, pèche par des insuffisances administratives inadmissibles ». D'autant plus que cette « arrestation a lieu après six mois d'auditions infructueuses ». Il ajoute par ailleurs que « l’affaire relève du domaine sacro-saint du secret défense de l’Etat de Côte d’Ivoire ». Ainsi, appelle-t-il les Autorités ivoiriennes à classer cette affaire sans suite, au risque de se voir indexés.


Notons que lors de son arrestation, Soul to Soul indiquait que les armes retrouvées à son domicile avaient servi à mettre le président Ouattara au pouvoir. Quel lien y'a-t-il véritablement entre le chef de l'État ivoirien et ces armes retrouvées à Bouaké ? En est-ce lui l'acquéreur ? Comment ces armes ont-elles pu être achetées, alors que la Côte d'Ivoire était sous embargo ? Voilà autant de questions dont les réponses pourraient ébranler le régime Ouattara, non seulement à cause du viol de l'embargo, mais encore bien plus. Et pourtant, ce n'est pas ce que souhaiteraient les Autorités ivoirienne à l'état actuel des choses.