Côte d'Ivoire : Le crash de l'Antonov de Barkhane livre ses premiers secrets

Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour que l'avion Antonov de l'opération Barkhane se crashe à Abidjan ? Cette interrogation qui taraude les esprits depuis ce week-end trouve peu à peu réponse avec les premiers éléments d'enquête.

L'Antonov de Barkhane, les causes d'un crash

Abidjan s'était réveillé, ce samedi 14 octobre, par le crash d'un avion Antonov 26 affrété par l'opération militaire française Barkhane. Cet accident qui a fait 4 morts et six blessés continue d'alimenter la polémique sur les circonstances de sa survenance. En attendant d'en savoir davantage, selon les informations des boites noires, les premiers éléments des enquêtes en indiquent quelques causes. Ces boites noires d’enregistrement des conversations et des paramètres du vol sont pour l'instant entre les mains du procureur d'Abidjan.

Les conditions météorologiques étaient catastrophiques ce jour-là. Une pluie torrentielle s'était abattue sur Abidjan, ce jour-là. Et un expert en aéronautique avait à juste titre affirmé : « Elles étaient catastrophiques (parlant de conditions météo). Je n’aurais ni décollé ni tenté une approche sur Abidjan dans ces conditions-là. Il y a manifestement eu une erreur de jugement des pilotes. »

L'Antonov accidenté était, en effet, une propriété de la compagnie moldave Valan International Cargo Charter (Valan ICC), une entreprise sous-contrat avec l’armée française depuis juin 2016. Cependant, cet appareil était âgé de 42 ans. D'aucuns y voient d'ores et déjà une raison potentielle pouvant provoquer un tel accident. Mais l'expert rassure toutefois les tenants de cette allégation : « Ce sont des avions très solides. S’ils sont bien entretenus, ils peuvent voler bien plus de 40 ans. »

Des zones d'ombre demeurent tout de même autour de ce crash qui continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive. L'enquête judiciaire suit donc son cours pour déterminer les circonstances exactes de cet accident d'avion.

Notons que ce crash a fait quatre morts, le pilote, le co-pilote et deux mécaniciens, tous de nationalité moldave. Les six autres, deux Moldaves, trois Français et un Franco-Ivoirien ont été blessés par des éclats de hublots.