Côte d'Ivoire : Trois proches de Guillaume Soro bel et bien surveillés par la DST

La crise au sommet de l'État ne fait que s'accentuer à mesure que les jours passent. Alors que le porte-parole du gouvernement tentait de nier l'affaire, un document vient de confirmer la surveillance de trois proches de Guillaume Soro par la DST, apprend-on de RFI.

La DST sur les traces de trois proches de Guillaume Soro

Les faits et gestes de Moussa Touré, Félicien Sekongo et Affoussiata Bamba-Lamine sont désormais passés à la loupe. Le ministre ivoirien de l'Intérieur a, en effet, ordonné à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) de mettre sous surveillance ces trois fidèles compagnons de Guillaume Soro. Cette information qui avait pourtant été niée par les Autorités ivoiriennes vient d'être confirmée par l'existence d'un document.

Ce document de la DST tenant en une page a largement été diffusé sur les réseaux sociaux. Le chargé de communication du PAN, le leader de l'Amicale des Forces Nouvelles (AFN) et l'ex-ministre de la Communication et ancienne porte-parole de la rébellion ivoirienne sont donc désormais dans l'oeil du cyclone et mis en observation. Leurs passeports leur avaient, par ailleurs, été retirés. Ces trois pro-Soro sont, par conséquent, interdits de sortir du territoire ivoirien.

Le président Ouattara et Guillaume Soro feignent d’afficher de bonnes relations en public. Et pourtant, la réalité est toute autre. Dès son retour d'Abidjan, le PAN avait tenté de rassurer les Ivoiriens : « J’ai de bonnes relations avec le président (Alassane Ouattara). » Poursuivant, il ajoute : « D’ailleurs, en toute humilité, je vais aller rendre visite au président dans les prochains jours. »

Le président Alassane Ouattara avait pour sa part, déclaré depuis la capitale nigérienne : « Le président de l’Assemblée (Guillaume Soro) est un jeune homme que j’ai proposé à mon parti pour être président de l’Assemblée nationale. Il ne saurait y avoir de crise entre le président de l’Assemblée et moi-même. »

Mais d'aucuns voient en ces propos du président ivoirien un certain agacement vis-à-vis de la situation. Cependant, les observateurs s'interrogent sur l'issue de cette tension. D'autant plus que la présidentielle de 2020 s'annonce d'ores et déjà avec quelques tensions d'en l'air.