Côte d'Ivoire : Affoussiata Bamba-Lamine "les armes chez Soul to Soul était pour contourner l'embargo"

Affoussiata Bamba-Lamine n'a pas du tout été tendre avec le régime Ouattara dans la guéguerre pro-Ouattara contre pro-Soro. Dans une interview accordée à RFI, l'ex-ministre de la Communication s'est dite étonnée des mesures de restrictions à eux imposées. Elle évoque également la raison de la présence d'armes de guerre chez Soul to Soul.

Affoussiata Bamba-Lamine dénonce des dérives du régime Ouattara

La rupture entre le Rassemblement des républicains (RDR) et les ex-Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) serait-elle consommée ? Tout porterait à le croire, eu égard à l’escalade verbale à laquelle se livrent les deux camps. Affoussiata Bamba-Lamine, ex-porte-parole des FN, affirme avoir appris par voie de presse les mesures de mise sous surveillance de sa personne par DST. Moussa Touré et Félicien Sékongo le sont également.

Aussi, s'est-elle insurgée contre une mesure qu'elle juge illégale : « Il s'agit de libertés fondamentales, notamment la liberté d'aller et venir. On demande de nous retirer ces libertés sans que le juge d'instruction, garant des libertés, en soit informé. Ce n'est pas normal. Il est important de le dénoncer. » L’avocate précise de formation rajoute : « Dans la forme, je n’en ai pas reçu de notification. Je n‘ai pas été informée, d’où ma surprise de constater par voie de presse que j’étais mise en observation. » Ainsi, entend-elle demander au ministère de l’Intérieur de lui dire « pourquoi un tel document circule ».

L'ex-challenger de Yasmina Ouegnin aux législatives à Cocody a toutefois évité d'établir un lien de causalité entre cette sanction "administrative" et les relations supposées tendues entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Soro. Elle s'est par ailleurs indignée de l'arrestation de Kamaraté Souleymane dit Soul to Soul dans l'affaire de cache d'armes. D'autant plus que les Autorités ivoiriennes étaient informées de la présence de ces armes en ce lieu et à d'autres endroits du pays.

Selon elle, ces armes n'ont pu être acheminées sans que cela ne soit su par qui de droit. Car, la Côte d'Ivoire étant sous embargo à cette époque, il fallait éviter d'être épinglé par les Nations unies. Voilà pourquoi ces armes ont été entreposées chez des particuliers. Une révélation qui fait froid dans le dos. Mais qui n'est certainement rien à côté de ce que pourrait dire le chef du protocole du président de l'Assemblée nationale lors de son procès.