Côte d'Ivoire : Présidentielle de 2020, Guillaume Soro précise ses ambitions

Par Gary SLM
Publié le 31 octobre 2017 à 12:42 | mis à jour le 31 octobre 2017 à 12:42

Alors que les observateurs de la vie politique ivoirienne lui prêtent des ambitions présidentielles pour 2020, Guillaume Soro s'esquive. Recevant ses followers des réseaux sociaux, ce dimanche, le PAN a indiqué qu'il n'est pas préoccupé par la présidentielle de 2020. Du moins, pas pour l'instant.

Guillaume Soro a-t-il vraiment renoncé à la présidentielle de 2020 ?

La présidentielle de 2020 semble actuellement cristalliser toutes les attentions en Côte d'Ivoire. Les différents états-majors des éventuels candidats sont à pied d'oeuvre pour placer leur "cheval" en pole position. Cependant, une personnalité est au coeur de toutes les polémiques quant à ses réelles ambitions pour cette échéance électorale. Mais Guillaume Soro, car c'est de lui qu'il s'agit, ne veut nullement se laisser prendre dans ce tourbillon qui s'enchaîne et se déchaîne. Crédité de plus d'un million de fans sur les réseaux sociaux, le président de l'Assemblée nationale garde la tête froide.

Aussi, face à tous les commentaires qui se font autour de ses nombreux followers, GKS a voulu couper court. « Si j'ai un million de fans, ça fait quoi à qui ? » A-t-il lancé à l'endroit de ses 200 invités, partisans et animateurs des réseaux sociaux, qu'il a reçus, ce dimanche 29 octobre, à son domicile privé de Marcory. Les appelant par ailleurs à ne pas injurier sur la toile.

Facebook, Twitter, Instagram et bien d'autres réseaux sociaux sont devenus de puissants moyens de communication. Donald Trump, Barack Obama, Jean Michel Aulas, et bien d'autres grandes personnalités de ce monde communiquent régulièrement par ces canaux. Ainsi, Guillaume Kigbafori Soro qui entend renforcer son image d'homme du peuple, accessible et ouvert ne s'en prive-t-il pas. « Tu prétends vouloir diriger des gens et tu ne connais même pas leur langage », s'est-il interrogé.

Le mot est lâché : « vouloir diriger ». Cependant, le chef du Parlement ivoirien garde la tête froide. « Je suis un homme de mission. 2020 c’est encore loin. Je me préoccupe de gérer l’Assemblée nationale. Pour l’heure, 2020 n’est pas ma préoccupation », a-t-il martelé.


Toutefois, ces propos contrastent avec ceux de plusieurs de ses proches qui l'appellent à faire acte de candidature en 2020. Se laissera-t-il aller à cette aventure ? Quoi qu'il en soit, sa réponse reste quelque peu ambigüe : « On ne peut pas me contraindre pour être soumis. » Avant d'ajouter : « Quand tu es fort, n'écrase pas les faibles. »